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29/03/2008

Michel Fourniret, le monstre épris d'orthographe



«La présence d'une assistance composée de x fois plus de curieux et de désœuvrés de toute qualité que de personnes concernées musèle inévitablement le coupable que je suis c'est-à-dire un être mauvais et dénué de tout sentiment humain.»
Michel Fourniret, extrait d'une lettre manuscrite remise le 27 mars à ses juges.


On comprend que les journalistes (ils ne m'en voudront pas si j'ai appliqué, au titre de cette note, leur démagogie grossière) qui couvrent, au nombre de plusieurs centaines, le procès de Michel Fourniret puissent se sentir visés, eux qui, curieux et désœuvrés par excellence, écrivent de plus en plus souvent un français truffé de fautes (avant que le secrétaire de rédaction ne l'amende... plus ou moins).
On comprend que le pigiste du Monde (qui bien sûr n'a fait que recopier les très pauvres dépêches de l'AFP et de Reuters) affirme que le style de Fourniret est ampoulé (terme utilisé à l'identique par Le Figaro qui, lui, ne cite pas Reuters et l'AFP mais reprend pourtant tel quel leur vocabulaire...) alors qu'il n'est, tout au plus, que correct.
C'est peut-être ce souci de qualité orthographique (un vilain h s'est toutefois glissé à la fin du terme azimut, faute sans doute due à la lecture de quelque mauvaise presse durant la détention en prison du tueur) et cela seulement qui, une seconde durant, rendra touchants les efforts que Michel Fourniret fait pour s'adresser aux hommes, ses frères, avec une politesse surannée.