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16/01/2009
Eat shit ! Billions of flies can’t be wrong !

Le titre de cette note se passe, je crois, de commentaires et se veut le contraire absolu, bien évidemment vulgaire et vil prodigieusement, de la conception que je me fais de la littérature : les mouches à merde, dont la population se compte par dizaines de milliards d'individus, se trompent apparemment mais il est vrai qu'elles ont moins de discernement que les abeilles de Delphes. Désirant me reposer quelques heures de la lecture du remarquable Nostromo de Joseph Conrad ou des textes surécrits de Gustaw Herling, tout fourbu d'avoir arpenté la Zone pour y évoquer la magnifique Cristina Campo ou Michel Houellebecq, je me contenterai pour une fois, tout en observant, le regard amusé et un peu dégoûté, la copulation aussi éphémère que frénétique de ces vendeurs d'andouilles à la fraîcheur suspecte qui osent s'appeler écrivains, de recopier deux extraits d'un papier de Mohammed Aïssaoui et Dominique Guiou dont l'intégralité peut se lire sur le site du Figaro.
«Que révèle le cru 2008 ? «Marc Levy reste numéro un, mais il est talonné par Guillaume Musso», commente Alice Cousin Crespel, analyste marketing au sein du cabinet d'études GfK, avec lequel nous avons réalisé ce palmarès. Elle ajoute : «Katherine Pancol fait une entrée remarquée et prend la sixième place, juste derrière Amélie Nothomb, une habituée du classement.» Une aubaine pour Albin Michel : Pancol et Nothomb appartiennent à cette maison d'édition, qui compte deux autres auteurs classés parmi les dix romanciers qui vendent le plus de livres, Bernard Werber et Éric-Emmanuel Schmitt. Signalons que Maxime Chattam, lui aussi auteur chez Albin Michel, arrivé en neuvième position l'année dernière, rate cette année la dixième place pour quelques milliers d'exemplaires.
[...]
À lui tout seul, Marc Levy réalise 17,7 millions d'euros de chiffre d'affaires; Anna Gavalda atteint 15,4 millions d'euros et Guillaume Musso dépasse les 13 millions d'euros. Autant dire que ces plumes ont des chiffres d'affaires que bien des PME rêveraient d'atteindre. Bien évidemment, ces sommes ne vont pas dans la poche des auteurs, loin s'en faut : un tiers revient aux libraires, près de la moitié est consacré à l'impression, à la diffusion et à la distribution. Il reste pour le romancier entre 12 et 14 % (selon les termes du contrat signé avec son éditeur) du prix public du livre en édition courante (et beaucoup moins quand il s'agit d'une édition de poche).»
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