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28/03/2009

Bernard Quiriny, moins vipère littéraire que ver de terre ?

Crédits photographiques : Ki Price (AFP/Getty Images).

O tempora, o mores


Avant de consacrer une longue note aux Carnets noirs ou plutôt roses de Gabriel Matzneff, dissipons, d'une chiquenaude, une tique qui, accrochée aux pudenda de l'édition et du journalisme où il faisait office de très haute conscience critique et morale (l'homme est responsable de la rubrique Livres pour Chronic'art (1)), s'est crue vipère, et même, prétentieusement, vipère littéraire égratignant Yann Moix (il a bien raison, seul Étienne de Montéty semble lui trouver un milligramme de talent !), Franz-Olivier Giesbert et quelques autres (comme les inénarrables jumeaux Haënel et Meyronnis) : Bernard Quiriny.
Ma foi, j'aime énormément que l'on critique les tartuffes et cacographes, je ne me prive d'ailleurs jamais de leur distribuer de solides horions mais j'aime encore plus que l'on témoigne, pour ce faire, surtout lorsque l'on est un homme (ou plusieurs, Bernard Quiriny copierait-il la famélique confrérie des consanguins (2) ?), de quelque élémentaire courage qui, apparemment, fait défaut à l'auteur des Contes carnivores, un livre tout au plus honnête pourtant salué par une critique parisienne à la langue déformée par un cancer en phase terminale qui n'hésite point à voir, comme tel pigiste de Fluctuat.net, en ce livre un très grand livre et en son auteur le digne héritier de Borges et de Poe !
Restons modestes puisque, héritier ou pas de ces grands écrivains, nous allons voir, désormais, si le très discret et intègre Bernard Quiriny, si timide qu'à la différence d'une faible jeune femme, moins colérique qu'envieuse, Lise-Marie Jaillant dite Wrath, il a peur de nous exposer son physique parfaitement insignifiant, nous allons voir si notre vipère littéraire va se révéler lombric et retourner dans le minuscule tunnel duquel il n'aurait jamais dû sortir.

Bernard Quiriny est-il une vipère littéraire ?
Capture d'écran d'un (futur) blog fantôme.


Notes
(1) Puisque nous y sommes, annonçons que Jean-Luc Delarue, détesté, allez donc savoir pourquoi (moi, je sais : une partie des journalistes de Chronic'art n'a point oublié l'épisode lamentable de la censure de la critique de Pierre Bottura consacrée au Jourde et Naulleau, et cela sur demande expresse de Léo Harkonnen qui venait alors de racheter les Éditions Réticulaires), Jean-Luc Delarue détesté donc par une bonne partie de la rédaction de Chronic'art, mon magazine culturel préféré, est depuis peu (très officiellement, la mi-février) le patron de ce dernier, sans que, bien évidemment, son nom n'apparaisse trop visiblement.
Cette petite information fera sans doute grincer quelques dents, à l'heure où Chronic'art, pardon, Jean-Luc Delarue, suivant les bons conseils d'Angie David, entend se tourner vers un public essentiellement féminin, d'où la présence, à telle soirée récente ultra-privée dans l'appartement de notre bienheureux animateur, de deux auteur(e)s paraît-il très prometteuses repérées par... le machiavélique Léo Scheer qui leur donna le titre de consultantes (en littérature, je suppose) !... Vous me suivez ?
Pour preuve de cette féminisation qui s'annonce décidément sous les meilleurs auspices, cette affiche nullissime, d'un bon goût que chacun appréciera à sa juste valeur.

(2) Je pense ainsi à un certain très proche collaborateur de Bernard Quiriny, Ludovic Barbieri, également officiant dans les pages critiques de Chronic'art et qui n'est autre que... Bernard Quiriny en personne ! Ajoutons pour faire bonne figure que cet homme discret aime décidément jouer d'identités multiples (un problème hormonal, Bernard ?) puisque, sur le forum malodorant et heureusement supprimé de Chronic'art, Bernard Quiriny n'était autre que Raoul Marx.
Je m'amuse beaucoup de cet entremêlement d'identités, certes commode lorsqu'il s'agit, pour Bernard Quiriny, de descendre en flammes tel auteur effectivement nul (Christine Angot) édité par... son propre éditeur, le Seuil...!