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09/06/2009

Paul Gadenne l'oublié

Crédits photographiques : Saif Dahlah (AFP/Getty Images.

«Commenter, chose irrémédiablement vulgaire».
Paul Gadenne, Le Rescapé.


Aujourd’hui, si le cadavre de la littérature, que certains s’obstinent à vouloir disséquer, n’en finit pas de pourrir, c’est très certainement parce que, comme autant d’autistes, les écrivains ont cru bon de limiter leur attention aux destinées minuscules de leurs organes les moins nobles, jamais rassasiés qu’ils paraissent être de nous conter les odyssées d’Ulysse devenus acteurs pornographiques, voire agiles morpions.


Paul Gadenne en 1953, à Cambo-les-Bains
Paul Gadenne en 1953, à Cambo-les-Bains.

Voici, au format PDF pour favoriser une lecture réelle, mon texte refusé par quelques-unes des meilleures revues de notre pays qui peut se targuer d'en avoir beaucoup, beaucoup trop peut-être.
Petite originalité, je donne ce texte dans sa version première (A) telle que je l'envoyai à Europe puis expurgée (B) de tous les fâcheux éléments que certains grands lecteurs auront estimés bloyens, réactionnaires, polémiques, religieux, fangeux, libidineux, littéraires, que sais-je encore, telle que je l'envoyai aux à plusieurs revues.
Aucune de ces deux versions, je le rappelle, n'ont été acceptées, que ce soit, donc, par Europe (Jean-Baptiste Para), La Revue des deux Mondes (Michel Crépu), L'Atelier du roman (Lakis Proguidis) et L'Infini (Philippe Sollers), celle-ci ne m'ayant, à ce jour, pas même répondu.
Ce n'est peut-être d'ailleurs, tout compte fait, pas plus mal.
Certes, je ne crois absolument pas à quelque prétendue hyperpuissance de la publication sur la Toile, comme l'affirme Lise-Marie Jaillant, jamais avare des plus absolues banalités journalistiques pas même agrémentées d'un style qui en relèverait la consternante platitude.
Car, avant de parler sottement d'hyperpuissance des modes de publication, encore faudrait-il parier, plutôt, sur quelque puissance de l'écriture de textes proposés à un public dont les habitudes de lecture me paraissent infiniment moins préoccupantes que la réduction elle-même de ce public à une ridicule portion congrue.
Reste que, sans ce blog, mon texte sur Paul Gadenne, qui n'a après tout d'autre but que d'inciter à lire cet écrivain tout à fait remarquable et sans commune mesure, ai-je besoin de préciser ce point, avec la majorité des écrivains contemporains de langue française, serait condamné à n'être pas publié.