19/06/2011
William Faulkner dans la Zone

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07/06/2011
Le bruit et la fureur selon Jorge Semprún

30/05/2008
La littérature sous le soleil noir de la violence, 2

Rappel
La littérature sous le soleil noir de la violence, 1.
La littérature et l'expérience souveraine de la violence
La violence moderne, ou, si l'on tient à ce vocable ridicule, la violence post-moderne, parce qu'elle s'exerce sans Dieu, est devenue destin, idole, simulacre, image trompeuse qui nous commande non pas la distance respectueuse et confiante analysée par Jean-Luc Marion, mais l'avachissement, la prosternation universelle devant les totems criards chers à Rimbaud, la crainte blafarde. Réglée même, elle est devenue routinière, nécessaire, un des rouages de la grande machine technocratique. Ainsi, lorsque le rouage grippe et que la machine s'emballe, un peu d'huile (un peu d'huile sur le feu) suffira à relancer le moteur placide en évitant la chauffe; ici quelques promesses de lendemains qui chantent, quelques lavements incolores sur la piteusement célèbre fracture sociale, là quelques coups de matraque pour résorber, avec la turbulente saillie des jeunes, l'inquiétude comique du bon citoyen : désormais, le déroulement du culte désacralisé peut retrouver sa lamentable monotonie, comme un vieillard perclus ronflant sous le soleil de l'ennui, funambule débarrassé de tout souci (4) et ne parlant plus la langue du monde, passant stochastique dédouané de toute dette (5).
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19/12/2007
William Faulkner, une vie en romans d'André Bleikasten

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03/11/2007
Misérable miracle

L'écriture est, définitivement, l'évidence du silence et, pour cette raison, l'ennemie irréductible de la Toile qui sans cesse bruit, s'affaire, gigote, trépigne, bavarde, se tend sans qu'il nous soit jamais donné d'observer un brusque relâchement de sa tension. Je me demande encore par quel miracle de mansuétude ou de naïve confiance (plus sûrement, d'aveuglement) dans la suprématie de l'écrit certains blogueurs, figurant parfois même parmi mes propres amis comme Dominique Autié, s'échinent à construire des passerelles entre ces deux entités qui, fondées toutes deux sur les signes, n'en sont pas moins, dans leur essence et leur intention, radicalement contraires.
Écrire un livre suppose la fermeture absolue, le silence je l'ai dit, la solitude. Écrire un texte qui sera publié sur la Toile est par définition une expérience transversale, éphémère, partielle, dont l'ouverture voire la béance est l'alpha et l'oméga. Écrire un livre implique de se retrancher, ce retranchement étant la plus certaine garantie d'une ouverture à ces lecteurs dont on ne sait rien. Écrire sur la Toile suppose l'extrême béance de la parole purement informative : son dernier paradoxe sera pourtant de se fermer à tous après quelques minutes, heures ou jours d'existence plaintive, chétive, distendue par les mailles du Réseau. Car la parole de la Toile est une de ces créatures monstrueuses et éphémères que les anciens considéraient comme des signes de quelque désordre universel. Aujourd'hui les signes abondent de cette catastrophe silencieuse, les monstres naissent et meurent en quelques secondes à peine et chacun continue à faire comme si de rien n'était.
Effectivement, sur la Toile, rien n'est, le Rien est.
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12/09/2007
Le Faulkner délavé de Pierre Bergounioux

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20/07/2007
Carcassonne de Lord Dunsany

JRR Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, t. I : La Communauté de l’Anneau (Gallimard Jeunesse, 2007), p. 268.
Enfin, j'ai pu lire en français l'une des nouvelles de Lord Dunsany les plus connues, Carcassonne, grâce à l'éditeur Terre de brume (qui a apparemment négligé de relire ou de faire relire le texte mis en vente et qui, faute de moyens sans doute, m'a envoyé la nouvelle au format PDF plutôt que le recueil qui la contient...). Je devais cette fascination pour ce titre lui-même étrange dans sa concision même à l'adaptation, parfaitement énigmatique et pourtant tout à fait remarquable, qu'en fit William Faulkner dans un recueil de nouvelles intitulé Treize histoires. Borges également, dans un texte évoquant les précurseurs de Kafka (texte recueilli dans l'ouvrage intitulé Enquêtes), se souvenait de ce texte, écrivant pour la résumer l'histoire toute simple de Dunsany : «Carcassonne, est l’œuvre de Lord Dunsany. Une armée de guerriers invincibles part d'un château infini, soumet des empires, rencontre des monstres, fatigue déserts et montagnes, mais n'arrive jamais à Carcassonne, encore qu'elle l'aperçoive parfois […].»
Ma déception a été de taille, sans doute proportionnelle à mon attente et l'admiration sans bornes que je porte à William Faulkner. Je ne comprends pas davantage par quel bizarre sortilège Borges, pourtant fin lecteur, n'a paru s'apercevoir du caractère de merveilleux convenu qui alourdit le texte de Dunsany, qui se veut pourtant aussi éthéré qu'un sortilège. Le prestige de la reprise par l'un ou de l'évocation par l'autre, s'agissant tout de même deux écrivains de quelque importance, s'est bien vite dissipé à la lecture de la nouvelle qui a cependant l'avantage d'être assez courte. Lord Dunsany finalement, donne dans ce conte le meilleur de son art fait d'ellipses, ce qui fait qu'un gâcheur romanesque comme Julien Gracq (l'essayiste est d'une tout autre trempe) semblera au contraire étirer une matière poreuse, parfaitement friable, le stuc pompier d'un fantastique de roman de gare, sur des dizaines de pages qui paraissent tourner comme des éphémères éméchés autour du fantomatique Murchison, ce fat ennuyeux.
Avec ce texte de Dunsany, nous nous trouvons encore au-dessus tout de même (comment pourrait-il en aller autrement ?) d'une de ces histoires parfaitement commerciales dites d'heroic fantasy lardées en plates-bandes de carne kilométrique par Presses Pocket. Nous nous trouvons tout de même à quelques coudées d'un texte-brouet de Luc-Olivier d'Algange où les majuscules se répandent comme les limaces sous une pluie bretonne. Certes, il faut noter que le conte de Lord Dunsany (sorte de Michel Brice du roman fantastique qui connaît son affaire comme le rusé cacographe maîtrise l'argot fellatif), est tout de même un modèle du genre dont devrait utilement s'inspirer notre Paracelse de boudoir, dont la bouée griffonnée d'emblèmes ésotériques paraît encore mal gonflée puisqu'elle ne l'empêche pas de se noyer dans un dé à coudre rempli de vif-argent sentant l'anisette.
Enfin, faisons grâce tout de même à Lord Dunsany de ne point patauger dans la mélasse tiède où barbote tel canard déplumé qui calfate ses proses infundibuliformes d'un goudron vaguement nervalien.
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09/03/2005
Deux tristesses : William Faulkner et George Steiner

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16/02/2005
L'absinthe de l'origine

14/02/2005
Veni foras ou le verbe redevenu source


























