Jacques Fesch. Mystique public n°1 de Mireille Cassin (22/05/2016)

Photographie (détail) de Juan Asensio.
12967540_1069979196376615_7990550923741474848_o.jpgÀ propos de Mireille Cassin, Jacques Fesch. Mystique public n°1 (éditions du Cerf, 2016).
LRSP (livre reçu en service de presse).

Tout est laid dans l'ouvrage de Mireille Cassin publié par le Cerf et, pour commencer, le titre et la première de couverture. Je me demande comment cet éditeur, qui nous avait habitué à une certaine tenue, ose, il n'y a pas d'autre mot, publier un livre où rien n'est non pas même simplement bon, mais à tout le moins à peu près passable.
Je crains fort qu'un ouvrage comme celui que Mireille Cassin a consacré à Jacques Fesch, exécuté en 1957 pour le meurtre d'un policier, ne convainque que les convaincus, mais aussi les mauvais lecteurs, qui auront été capables de passer outre un nombre incroyable de fautes, et qui auront avalé sans broncher des phrases que l'on dirait avoir été écrites pour quelque version de Closer opportunément expurgée de ses images licencieuses, puisque destinée au public choisi des confessionnaux.
Tout sonne faux dans ce livre, et pas seulement le texte de Mireille Cassin lequel, tellement sulpicien et, tout simplement, ridicule, en vient à nous faire suspecter l'intérêt d'autres textes, ceux que le criminel, croyant de la dernière heure avant de confondre opportunément la croix et l'échafaud, a écrits, et qui ne nous paraissent pas être d'une profondeur absolument troublante ni même redoutable, mais se tenir plutôt à la fine pointe où la plus évidente banalité ne saurait toutefois être confondue avec quelque divine simplicité. Les confessions d'un homme encore jeune, qui n'aura jamais été qu'un pauvre garçon jouisseur, restent les confessions d'un pauvre garçon jouisseur, fût-il de surcroît meurtrier par accident («Il aura suffi de quelques secondes pour transformer le rêve en cauchemar», p. 56) et, c'est du moins ce dont nous devrions nous convaincre selon la cacographe Mireille Cassin, (futur) saint. La voie de la sainteté, comme l'Enfer, est pavé de bonnes intentions mais surtout de très mauvais livres, et il eût fallu, pour sauver de l'insignifiance la vie de Jacques Fesch et l'arrimer à un outre-monde invisible, quelque hagiographe de la carrure visionnaire de Léon Bloy. Las, nous sommes loin d'un tel modèle, et Mireille Cassin, à vrai dire, jamais ne pourra espérons-le prétendre introduire la cause du meurtrier, sauf à supposer que le niveau intellectuel de la Curie romaine ait lui aussi drastiquement baissé ce qui, après tout, par les temps de médiocrité abyssale qui galopent, n'est pas tout à fait impossible.
22622314172_0cfcba9fd1_o.jpgTout est laid et mauvais dans ce livre, d'abord le style balourd de Mireille Cassin, déparé par un nombre incroyable de fautes orthographiques et grammaticales (1) disais-je. Il est tout de même assez consternant que, pas même capable de publier un livre qui fût intéressant, le Cerf nous le donne bouffi de fautes, sur lesquelles l'attention du lecteur, de plus en plus irrité, ne peut que se concentrer, puisque le texte lui-même, au-delà de son louche propos sur lequel nous reviendrons, est tout bonnement indigent. Les défauts s'oublient, du moins en règle générale, si le texte est simplement bon, mais ils sautent au visage et vous prennent la gorge comme un pet de démon lorsqu'il est mauvais, c'est une loi universelle qui n'est d'ailleurs pas seulement valable pour la littérature.
Mireille Cassin ne sait pas écrire, c'est une évidence, ou bien écrit en reprenant tous les poncifs les plus éculés, des images à ce point journalisées, bêtififiées, qu'elles sont devenues les catachrèses d'un paresseux, et d'un paresseux qui ne se serait même pas avisé que les expressions qu'il emploie sont ridicules lorsqu'elles sont employées dans un livre à l'eau de rose, mais deviennent odieuses et criminelles quand elles le sont dans une hagiographie, fût-elle celle d'un pauvre béjaune devenu homme en tuant par hasard. Je ne compte pas, là aussi, les phrases sottes, les images niaises, les expressions toutes faites (comme «regarder la mort en face», p. 73, et tant d'autres, toujours employées avec un sérieux insupportable de cancre appliqué) qui ne peuvent à mon sens que décrédibiliser le sérieux de l'aventure du personnage dont il est question. C'est bien simple : je me suis demandé si l'éditeur ne nous avait pas joué un mauvais tour, en affublant d'une couverture consacrée à Jacques Fesch un texte qui eût pu et même dû trouver sa place dans quelque collection aux pages parfumées pour mémère à rosaire et infusion de camomille. Nous apprenons ainsi que Mireille Cassin, qui ne craint pas du tout de citer Georges Bernanos (cf. p. 124) et Léon Bloy (cf. p. 19), est en vérité une très profonde psychologue lorsqu'elle écrit de Jacques Fesch : «Pour combler ce vide au fond de lui, il va se lancer dans de brèves aventures sentimentales, dans le défi et le pari. Ces flirts multiples proviennent de sa détresse qui va grandissante» (p. 54). La Palice n'aurait sûrement pas mieux écrit, à condition qu'il eût pu être embauché pour quelque collection Harlequin à destination du public idiot, confit en dévotions et pieuses macérations, de La Croix. S'il n'y avait qu'une seule fadaise devant laquelle eût même reculé la très stricte Principale d'un établissement pour jeune fille de bonne famille, mais c'est pléthore ou, pour choquer nos ménopausées du Verbe, délire digne de Sardanapale vêtu d'une bure ! C'est un festival de clichés, ma parole, que ce livre idiot ! : «L'engrenage est en route, tout est en place pour le drame» (p. 57), une image bien digne de déclouer, de colère, Jésus de sa Croix. Au fait, l'un de mes lecteurs a-t-il déjà pu observer, sidéré par l'effroi, un engrenage qui se mettrait en route ? Lorsque le «détenu sombre dans la torpeur psychique et même corporelle», nous apprenons, avec horreur cette fois-ci, que «tout devient gris brun, de la couleur de ses vêtements» (pp. 64-5), et c'est là une notation psychologique qui nous laisse mesurer, pantois, que la sottise est plus insondable que la fosse des Mariannes, et hélas beaucoup moins obscure que cette dernière. Comme tout grand personnage, du moins selon ses thuriféraires, Jacques Fesch possède un «paysage intérieur» (p. 118) soumis à une météorologie capricieuse, car des nuages peuvent venir «encore l'obscurcir et plomber son ciel» (p. 120). Parfois même, c'est un véritable orage (mental ?) qui semble avoir affecté les capacités intellectuelles de Mireille Cassin qui, en bon soldat d'une cause à peu près indéfendable, ne se rend pas compte qu'elle a perdu son pourtant fort léger barda grammatical. Possédant le courage de l'inconscient, nous n'oserions dire celui du sot, elle s'élance hors de sa tranchée de médiocrité et hurle sous les balles traçantes un slogan à faire se tordre de rire l'inquisiteur le plus sourcilleusement fanatique : «Son cri, fiché dans le cœur de Dieu lui a ouvert des torrents de grâce. À la fois tout devient clair et à la fois il se reçoit totalement et immédiatement sans cesser, ultérieurement, de se recevoir progressivement de Celui qui, en dépit des ombres et ténèbres ne le quittera plus au sein d'un jeu alterné de Sa grâce et de la liberté de Jacques» (pp. 179-80). De honte de proposer au regard un tel exemple de charabia tératologique, je viens de relire le passage pour la quinzième fois au moins : oui, je l'ai correctement transcrit, à la lettre près, que Dieu me pardonne, car ni Mireille Cassin ni son éditeur, bien plus coupable qu'elle, ne savent apparemment ce qu'ils ont fait, fait comme on fait de petites choses malodorantes et très peu esthétiques, généralement à l'abri des regards, alors qu'ici, nous l'avons sous le nez et le regard, sans crainte du ridicule exposé au grand jour de la publicité pour bigote lectrice. Je revois Huysmans plonger son regard envieux dans la crasse apotropéenne de sa sainte Lydwine de Schiedam; il faudrait, ici, imaginer une ouaille n'ayant pas peur de coller son nez catéchétique contre un bloc compact de sottises, et d'inspirer un grand coup.
Si le livre de Mireille Cassin était sot et mauvais, baignant dans un sulpicianisme digne d'un de ces bas-bleus qui fit rugir de colère et de mépris Barbey et Bloy, ce ne serait après tout point trop grave, car un public de vieilles rombières à caniches permanentés existe encore en France pour acheter non pas un mais plusieurs exemplaires de ce genre de pieux recueil de fadaises qu'elles offriront, avec un sucre d'orge bariolé garanti bio-équitable, lors de la première communion du dernier petit-fils prometteur, Jules-Édouard de Vileboulon qui lui-même, parce qu'il est sacrément débrouillard et surtout absolument sans gêne, finira bien par apporter tel ou tel livre de ses petits copains chez tel éditeur, tiens, pourquoi pas le Cerf. Et c'est ainsi que la si ridiculement journalistique Eugénie Bastié sera publiée !
Revenons au navet de Mireille Cassin. En plus d'être sot, mauvais et d'un bon goût approchant celui d'une Vierge clignotante vendue dans une échoppe de Lourdes, le livre de Mireille Cassin est pervers, voire faux, mensonger, comble de l'ironie pour un ouvrage qui cherche à tout prix la lénifiante promiscuité du hochement de tête entendu entre catholiques bon genre. Je n'ai ni le temps ni l'envie de me plonger dans le volumineux dossier consacré à Jacques Fesch, dont la vie me semble parfaitement, ridiculement, là aussi très pieusement insignifiante, meurtre compris et, c'est plus grave, sans que nous puissions oublier la conversion de la dernière heure, et les effusions totalement insignifiantes qui en ont découlé : c'est misère que la certitude de la mort ne pompe pas davantage d'oxygène vers un cerveau tout lubrifié de saint chrême. Tout me semble fade, bête, dans ce que j'ai pu lire de Jacques Fesch, que les éditions du Cerf nous donnent dans un très lourd volume lui aussi lézardé de fautes. Selon Mireille Cassin, nous l'avons vu experte émérite en littérature, c'est en tout cas assurément «la grâce [qui] a même libéré [les] capacités littéraires» (p. 73) de Jacques Fesch. Dommage que les siennes, de capacités, désespèrent non seulement le diable mais, selon toute probabilité, le Bon Dieu. Passons sur la présence peu amène de ce «même», qui a dû faire suspecter Mireille Cassin, méchante image vite chassée de son esprit tout entier apologétiquement dévoué à son meurtrier de héros (et l'inverse), que Jacques Fesch est tout ce que l'on voudra, et même, paraît-il, un saint, mais qu'il n'est pas, même par l'opération du Saint-Esprit, un écrivain : «Lorsque l'on passe de la phase chaleur à celle de la froideur, cette dernière est d'autant plus dure qu'on peut la comparer à la première, et avec la tristesse revient la crainte» (p. 125), écrit ainsi l'intéressé emprisonné, non seulement derrière les murs d'une cellule mais sous quelques impénétrables kilomètres de béton stylistique. Fadaises et platitudes pourraient encore être pardonnées, puisque nous savons, au moins depuis Léon Bloy, que le catholique français, en plus d'être niais et d'avoir mauvais goût, est inculte, mais il y a bien pire que la nullité. Il y a la nullité qui veut se faire passer pour grandeur d'âme. Il y a la nullité qui s'attife du paletot de la vérité, il y a la vilenie qui se grime en bonté.
Il y a une faute, qui n'est pas simplement de goût, mais qui est à mes yeux une véritable faute morale, dans le livre inepte de Mireille Cassin : il y a, dans ce brouet sans goût que les éditions du Cerf auraient au moins pu veiller à mieux condimenter, une tendance systématique à non seulement comprendre l'acte dont s'est rendu coupable Jacques Fesch (acte d'ailleurs qui jamais n'est expliqué, faute de capacités psychologiques évidentes, avec lesquelles Mireille Cassin eût pu explorer cet abîme d'insignifiance), mais aussi, ce qui est beaucoup plus grave à mes yeux, à l'excuser. Après tout, si Jacques Fesch a tué un policier, c'est qu'il était myope, pas vrai ! Regardez un peu, je vous dis qu'il a tiré au travers de son imperméable, preuve s'il en est qu'il ne visait absolument personne, et qu'on lâche une balle, comme ça, dans la rue, au petit bonheur, à la grâce de Dieu en somme, qui reconnaîtra les siens et surtout celui qui en écopera, de ladite balle miraculeuse ! (2). D'ailleurs, ajoute notre si fin enquêteur, la «faute de Jacques ne peut être identifiée au crime pour lequel la justice des hommes va le faire exécuter, il n'en est pas véritablement coupable» (p. 177). N'est-ce pas admirable, qu'une pareille irresponsabilité, qui somme toute est celle du traditionnel idiot de village, que le bon sens populaire évitait toutefois de confondre avec quelque divin Poverello ?
Ce doit alors être la main de Dieu qui a dirigé la balle dans le corps d'un homme, père d'une petite fille à l'époque des faits, tout jeune enfant que Mireille Cassin évacue d'une mention honteuse : «La fille du policier [Vergne] tué a été élevée par ses grands-parents paternels. Elle est mariée, a des enfants, et est devenue avocate à Lyon» (p. 157). Nous ne sentons pas davantage beaucoup plus de charité, ni même de toute banale sympathie pour Gérard Droniou, qui n'est autre que le fils né d'une jeune fille rencontrée dans le Quartier Latin début 1954 (cf. p. 159) : «En 1994, Véronique [la fille de Jacques Fesch] et ses proches reçurent spontanément et chaleureusement Gérard Droniou, rien ne les obligeait à organiser une telle rencontre», mais, patatras !, le démon, apparemment, s'en mêle, puisque face «aux traumatismes liés à la mort brutale de son père, Véronique était dans l'attente exacerbée d'une image vivante et incarnée de ce dernier. L'homme se présentant comme étant son frère ne lui ressemblait aucunement d'où sa déception bien naturelle» (p. 161).
La thèse, si je puis employer un terme aussi énorme et blasphématoire pour ce qui sert de texte à Mireille Cassin, est d'une banalité confondante, bien digne d'être recueillie, sur la joue de quelque mignon petit garçon meurtrier par malchance et myopie, comme une sainte larme de repentance : si Jacques Fesch doit être jugé, ce n'est pas par les hommes mais par Dieu. Bien sûr, dira le lecteur point totalement fermé aux influences de la grâce ! J'ajouterai tout de même qu'en attendant le jugement de Dieu, il est encore permis aux hommes de se prononcer sur d'autres hommes. Pourtant, Mireille Cassin, tout au long de son texte heureusement court, ne cesse de se montrer méfiante, c'est le moins que je puisse dire, quand à la partialité de la justice française et, surtout, au sens de son jugement qu'elle n'a de cesse de critiquer, ce qui après tout est son droit le plus strict, à condition qu'elle nous apporte des éléments appartenant justement au droit, ce qu'elle ne fait bien évidemment pas. Mireille Cassin brocarde ainsi la décision à laquelle Jacques Fesch a été condamné. Pourquoi ? Pardi, parce que, si Jacques Fesch doit être jugé, ce n'est certainement pas parce qu'il a tué un homme et père d'une enfant, mais parce qu'il a ou aurait commis une faute dont rien ne nous est dit, mais que Mireille Cassin, redoutable chasseresse débusquant le moindre lézard de justification morale sinon théologique, a vite fait d'attraper, pour l'exposer (enfin, son ombre) sous les yeux : «Jacques a raconté lui-même, comment en cette nuit du 28 février 1955 qui fait suite à un parloir où il apprend la suite dramatique d'un événement vécu par le couple et où il est atteint par un violent choc émotif, il a hurlé de douleur et de désespoir vers Dieu» (p. 178). L'écriture, comme tout au long de ce livre infâme, est indigente, monstrueuse, mais je pense que cette monstruosité formelle en cache une plus profonde, abjecte, qui réside dans le fait de dédouaner Jacques Fesch, en tout cas de minimiser son acte : Jacques Fesch a tué un homme, cela, cette vétille qui pèsera moins lourd qu'un quark au Jour du Jugement, est indéniable, mais nous n'allons pas en faire un fromage quand même, entre personnes de si larges séants vissés au plus près de la sainte chaire du Sauveur ! Certes, nous apprenons que Jacques Fesch, ce qui est bien le moins que nous étions en droit d'attendre de sa part, «a présenté des excuses devant la Cour», mais, immédiatement après ce membre de phrase et ce moignon de repentance, la biographe du saint meurtrier ajoute que «sa véritable responsabilité il la sait être ailleurs» (p. 177).
Tout est bien qui finit bien, donc, pour Mireille Cassin, qui conclura comme elle l'a débuté son livre dans la bêtise contente d'elle-même, comparant Jacques Fesch au bon larron, puisqu'il «n'y a pas lieu de revenir sur les multiples facettes de l'accomplissement de son être qui peuvent être dégagées des précédents chapitres sinon pour souligner la radicale possibilité d'aimer qui lui a aussitôt été donnée ainsi que la liberté infinie qui s'y conjuguait» (p. 184), et c'est encore dans la phrase mal construite, lourde comme une pièce montée servie en holocauste d'une messe très-catholique, et c'est encore, aussi, dans la mièvrerie la plus radicalement éhontée que s'enveloppe, et avec elle Jacques Fesch qui par la disgrâce de son hagiographe m'est devenu parfaitement insupportable, Mireille Cassin, toute contente on le devine d'affirmer qu'il n'y a «en effet pas de croix hormis l'ombre mêlée de lumière de la Croix Glorieuse, celle qui atteste du triomphe de la Vie et de l'Amour sur toute haine et toute Mort» (p. 192), les majuscules étant sans doute censées nous faire oublier que la vie d'un homme, fût-il le plus banal de tous, le policier Vergne dont nous ne savons rien et qui, lui, n'a nul hagiographe, vaut au moins autant que celle d'un criminel dont la sainteté ne peut à mon sens qu'être une très mauvaise blague, pas même pieusement drôle, matière maigre de phrases creuses puant la bêtise contente d'elle-même, qu'il s'agit pourtant de partager comme une, comme la bonne nouvelle.
En tout cas, si le Paradis devait être peuplé de plus d'un de ce genre de saint (3) au rabais, sans miracles, sans gestes et sans paroles exemplaires, sans même une ligne digne d'accrocher notre attention à défaut de notre méditation, je préférerais brûler en Enfer, sans doute peuplé de maudits infiniment plus intéressants que Jacques Fesch et sa très catholique thuriféraire, introductrice de pacotille d'une cause indigente, et, sans doute indigne.

Notes
(1) Je tiens à la disposition des éditions du Cerf, pour une éventuelle réimpression qui, souhaitons-le, ne viendra jamais, même au déchirement du dernier des sceaux de l'Apocalypse, mon exemplaire corrigé et annoté. Voici quelques exemples de ces fautes, qui ne constituent hélas absolument pas une liste exhaustive : «certains témoignages de proches ayant côtoyés Jacques Fesch» (p. 28), les «coups de butoir» (p. 86), «les vérités ardentes que l'évangile renferme ne les sont que si on les lit» (p. 97), «C'est à face à lui» (pp. 105-6), «La presse lui est favorable, l'opinion des journaux est, qu'on a frappé trop fort» (p. 108), «comme pourrait le laisser penser des phrases de ce genre» (p. 112), «La présence divine domine et l'envahie» (p. 127), etc. Certaines phrases paraissent avoir été écrites avec une truelle, voire quelque pied gonflé par les plus pieuses marches à pied plutôt qu'un clavier, comme celle-ci : «il convient d'affronter le pire en surmontant la tentation de s'en rendre complice, c'est-à-dire en repoussant le désespoir comme la haine, car la violence homicide de celle-ci entraîne de devenir soi-même bourreau de soi-même comme des autres» (pp. 120-1).
(2) «Jacques avait tiré, comme une bête traquée, à travers la poche de son impers (sic), sans viser et sans ses lunettes de myope» (p. 177).
(3) Pour être exact, Jacques Fesch n'est pas proposé à la sainteté mais à la béatification, son procès ayant été ouvert par le cardinal Jean-Marie Lustiger.

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