Banalité chevillardienne (07/05/2009)

Crédits photographiques : Fabrice Coffrini (AFP/Getty Images).
Je m’allonge sur le ventre, jambes étendues, à l’ombre d’un platane, et là, ne sachant que faire de ma réflexion, j’en coiffe ma voisine – oh stupeur : elle me comprend.

L'idée est simple. Normal qu'elle me comprenne. La voici : comment les plus fins esprits de France, y compris François Bon, n'ont pas encore saisi que la multiplication des sites et blogs poétiques, littéraires ou même de critiques littéraires (un certain Stalkhmer paraît-il, affirme que je ne sers à rien. Il n'a pas tort, me dit ma voisine), loin de consacrer le triomphe d'une littérature dont tout le monde, moi le premier, se fiche, contresigne sa lente liquéfaction dans l'océan de la parole et, dans le cas le plus tragique, le marigot de la discussion de tripot ?

Bien, bien, mais quelles conséquences tirer d’une telle découverte ?

Aucune. La faiblesse de continuer à parler n’est rien d’autre que le courage de finir d'écrire.

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