Gagneuses de François Esperet, ou la poétique de la délivrance, par Gregory Mion (14/02/2015)

Crédits photographiques : Stefan Postles (Getty Images).
3822542879.JPGGregory Mion dans la Zone.





«Quand on est née putain on reste putain, voilà mon avis. Je dis : vous devez vous estimez heureuse si le fait qu’elle sèche ses classes est tout ce qui vous préoccupe.» William Faulkner, Le bruit et la fureur.

«C’étaient, au demeurant, de très braves gens, aux mœurs très douces, et de très calmes destinées.»
Jules Barbey d’Aurevilly, Les Diaboliques.

«les voyant si bas
je me dis qu’ils ne peuvent pas aller
plus bas
mais il y arrivent
toujours
le génie de leur médiocrité
n’a d’égal que
mon incompréhension
d’être là aussi
parmi eux».
Mike Kasprzak, Dégénérescence céleste.

François Esperet, un réservoir du langage


La relative discrétion voire disparition de la poésie française contemporaine nous oblige d’autant plus à signaler la présence de François Esperet que celle-ci détonne avec le reste de ce qu’on a l’habitude de lire. Elle détonne déjà ne serait-ce que par la personnalité même de l’auteur, passé un temps par les meilleures écoles littéraires du pays, se faisant la belle ensuite vers la gendarmerie, par goût de l’aventure, institution où il ne manqua pas non plus de faire preuve d’excellence. De la salle de classe au terrain vague du banditisme, pour ainsi dire, François Esperet a trouvé de quoi mesurer le niveau de malléabilité de la langue, apprenant de tous les registres. Parti de la langue en tant que système de signes bien assimilé, François Esperet a peu à peu intégré dans la machine linguistique des variables et des accidents, ceux-là mêmes qui apparaissent quand la parole bute sur ce qui la dépasse, lorsque les repères s’effondrent et qu’il faut reconstruire avec les moyens du bord le rapport très hypothétique qui concerne les mots et les choses. C’est le moment où l’on quitte le langage conventionnel pour entrer dans une articulation plus naturelle, ou à tout le moins plus arbitraire. Il en a résulté une expression de consistance, c’est-à-dire, peut-être, cette langue passionnée que Rousseau désigne dans son Essai sur l’origine des langues, où il montre que le verbe n’a pas d’abord été celui de raisonnement, mais plutôt celui du sentiment. Les premiers mots de l’humanité n’ont donc pas été arrachés par le besoin de comprendre quelque chose, par le besoin d’en faire l’exposé méthodique et réfléchi, tout au contraire ils ont été motivés par les passions, en l’occurrence par le cri de la colère, la vocifération de la vengeance, le crachat de la haine et bien entendu, également, par la délicatesse de l’amour, de la pitié, de la compassion, autant de sonorités qui ont constitué au préalable des langues expressives, dynamiques, et même «chantantes» pour reprendre le terme de Rousseau. Après quoi les langues ont économisé leurs façons, elles sont entrées dans une grammaire et elles ont positivement érigé les bases du lien social. Cependant elles ont gardé en elles les réserves de leurs commencements fiévreux, et ce sont ces arrières-langages, en quelque sorte, que François Esperet se plaît à travailler.
Aujourd’hui, donc, l’auteur publie Gagneuses (1), mais hier il nous étonna d’emblée avec ses Larrons (2), quatre chants homériques qui poursuivaient la déchéance et la pérégrination de quelques suicidés de la ville, brailleuses voix de petites frappes au caractère intranquille, ou grandes gueules de vagues parrains de «milieux» désaxés qui ont enfilé l’accoutrement du tyran à la petite espérance de vie. Cette somme de «larrons» représentait des gens de peu, des gens de rien finalement, dont l’expression conférait moins à celle du classique sujet pensant qu’à celle du sujet mourant, tombés de res cogitans en res moribundus, tout au long de parcours semés par les symptômes d’une mort précoce.

La déclamation d’une inquiétante humanité

Avec Gagneuses, l’auteur descend encore plus profondément dans le ventre de la langue, vers les tripes et les boyaux d’un réseau de personnages qui bourlinguent entre les combines de la drogue, les calculs du proxénétisme, les chancres mous des putes et les déductions d’une police épuisée par tant d’ineffabilité. Pour être tout à fait exact, le livre se présente comme un roman noir en vers libres. Il escorte Franck Villon dans ses malversations, trafiquant de came et de corps, protagoniste dont le patronyme nous renvoie à une célèbre ballade et qui nous fait sentir qu’il a déjà la corde au cou, étranglé par un désagréable destin, soumis à un tragique de répétition : «À Franck adolescent le daron chassé de race a remis dans le sang son héritage il y a six ans / le daron rigolait bien Ricard en main quand un flingue est venu lui cracher son venin dans la nuque» (p. 17).
Épicentre malsain de cette sombre histoire de scélératesse, le maquereau Villon traverse trois chapitres dont les signes temporels aboutissent au chiffre du Malin : le premier chapitre est une analepse de six ans qui nous apprend comment Villon a gravi les échelons de la criminalité; le deuxième nous raconte six mois où les difficultés émergent, où l’étau se resserre progressivement sur l’association des malfaiteurs; enfin le troisième chapitre se déroule en six journées énergiques, jusqu’au dénouement de ce nœud où se seront affrontées des vipères de toutes espèces. Trois fois six, bien sûr, à la fois multiplication et alignement du chiffre symbolique, coordonnées d’une fosse commune où s’entassent les péchés, lieu-dit de la malveillance dans lequel survivent six putes de Villon, six femmes-suppôts dont les portraits successifs dépeignent l’usure des corps exploités (cf. pp. 22-4).
Parmi elles, il y a Samira, la maîtresse de Villon, double dose de prostitution d’une certaine manière, soumise dans la camionnette des passes et dans la couche de son marlou, «putain charnue maquerelle épouse et mère / la favorite élue dans l’Oise un soir en boîte envie d’elle à crever c’est lui mon homme» (p. 24). Elle mène sa barque au milieu des filles jalouses, teignes endurcies, rompues au marché de la bidoche qui fait tourner la boutique de Franck, pourvoyeuses de ce «fric infâme arraché des chairs» (p. 29), ce «malhonnête argent du corps» (p. 36) acquis pendant «[une] passe à l’arrache» (p. 37). Son affreuse prospérité, Franck la doit par ailleurs à Romy, Cathy, Marilyn, Lila et Nora, satellites de Samira en pleine forêt de Sénart, adresse véritable de l’Enfer, anciennement «tapin royal» et nouvellement maison close végétale, avec ses histoires de concurrence, de pressions diverses et de micmacs imprévisibles. Pour faire un rapide et sélectif tour de table, citons Cathy la «Normande en cuir», nantie des «seins nourriciers le cul rebondi des négresses» (p. 22), réticente du reste à ce qu’on lui bouffe les tétons; citons encore Lila, «chèvre anémiée de Kabylie corps osseux peau tannée se fout royalement de qui la monte» (p. 23), prête à tout accueillir, c’est-à-dire aussi bien «les Lazares à pied vieux gars rassis gitans boueux bateleurs aphones heureux les pauvres / les pères exilés […] / les fils honteux «[…]» (p. 21), terrible équipée de frustration, odieux regroupement d’une chaîne sans fin dont les maillons incarnent une «infinité d’organes aveugles» (p. 31).
Qu’est-ce que ces rencontres peuvent donner ? Quelles relations faut-il déduire entre les visiteurs de ce bagne du sexe et les hôtesses putains ? Un élément de réponse nous paraît satisfaisant : «le vagin musculeux s’ouvre à l’homme arrogant l’étrangle et lui fait crier grâce et puis le chasse / la main torture et flatte arrache un jet d’aveux congédié le client sitôt qu’il est viendu / l’anus est dévoué par anathème au souteneur anneau d’or odorant trésor en sa maison» (p. 21). Ce ne sont évidemment que des relations artificielles, codifiées, un genre de taylorisme de la pénétration vaginale, avec cette idée que les sodomies sont réservées aux caïds de l’organisation, comme si l’anus était propriété spéciale, dernier bastion de l’amour-propre, orifice de rébellion potentielle tel qu’eût aimé éventuellement l’affirmer Jana Černá si elle avait été de passage à Sénart, l’auteur du très rafraîchissant Pas dans le cul aujourd’hui (3).
Or les codes de la prostitution engendrent des aménagements. C’est de là que naît la compétition des macs et de leur marchandise, la guerre du territoire et des pratiques. Alors on tabasse les concurrentes, on fait dégager les putes africaines qui n’hésitent pas à offrir leur cul aux sodomites, on se méfie des adolescentes roumaines (cf. p. 30). On essaye d’atténuer «l’anarchie des culs pléthoriques où les prix chutent et les putains piétinent […]», on préconise «les passages à tabac» sur celle qui «se [panse] la chatte en charpie pour appâter les sidéens / la chatte arrogante est tapée de préférence à coups de batte et tatouée d’un hématome irréductible» (p. 58). Cette violence est d’autant plus insupportable qu’elle se ramifie sur deux niveaux. Elle est violence de corps et d’esprit, suscitant la diminution des forces vitales en même temps que l’extension des traumatismes psychiques. Les coups de boutoir physique ne viennent pas que d’une clientèle sauvage qui ne cherche qu’une satisfaction pulsionnelle; ils proviennent aussi des proxénètes inquiets, toujours enclins à se défouler sur les femmes qui leur font de l’ombre. Quant aux commotions de l’âme, elles sont permanentes, car la femme se visualise en chienne comme si c’était là son être-au-monde définitif, à moins qu’elle ne soit que «de la moche express à la bouche experte», professionnelle dans son animalité, payée pour rendre le «pénis invertébré» (p. 39), possédée par des marginaux qui vont de places équivoques en sous-bois interlopes, habitants des mêmes hétérotopies que ces putasses fréquentent à contrecœur, formant tous ensemble un paysage «vérolé», un panorama vénérien, passant le temps, «de passe en passe» (p. 42), allitération nécessaire de la fellation pour une clientèle dont les économies ne permettent pas souvent d’aller au-delà de la pipe hebdomadaire. Il s’agit en fin de compte d’une aliénation à deux têtes, une façon d’amplifier le carnage physico-mental de la barbaque féminine tantôt souligné : les putes qui deviennent étrangères à leur travail, puis les clients qui déchargent vite fait en douce, esclaves de leur appareil psychique déréglé.
En outre, l’échange des fluides est une constante au pays du putanat, réalité odoriférante de ces «pubis sous-bois sombres [exhalant] un parfum de charnier sous l’humus et d’urine évaporée» (p. 47). Il y a de tout dans cette cochonnerie payante, des «nomades en passant commerciaux déroutés cantonniers déserteurs et vaguemestres avinés / les sédentaires en demeurant laborantins lascifs instituteurs ithyphalliques et guichetiers folâtres», sans oublier les individus qui ne peuvent se libérer qu’au travers de la relation tarifée, ceux qui disent «[…] j’étais nègre embauché dans la Beauce ou bien romanichel errant vous m’avez accueilli / la nudité moi l’immigré dénué des mille épouses offertes en mon pays solitaire et vous m’avez vêtu / la maladie j’étais ladre hépatique ou voyou vénérien le pénis perclus d’impuretés vous m’avez soigné / la prison moi l’empoisonnant détenu des capotes en caressant mon sexe à vif et vous m’avez visité» (p. 40).
Voilà donc la clientèle typique. Ce sont de grands expulsés de l’identité (sur le même mode qu’on le dirait d’un grand brûlé), de grands malades, une foule humaine déphasée qui rappelle les durs à cuire que Grisélidis Réal a si bien décrits dans Le noir est une couleur (4), remarquable mise en perspective littéraire de l’expérience du trottoir. Ce sont les verges consommatrices qui font la richesse de Franck et le malheur de ses filles. On sent de loin les sexes longtemps frustrés, les hygiènes douteuses, les redondantes érections ermites, dangereuse addition de facteurs aggravants, les sexes prêts à signer n’importe quel pacte méphistophélique tant qu’ils pourront se contenter d’une pute de Franck, de «l’intimité variée des schnecks épilées Nora Marilyn élaguées Cathy Samira velues Lila Romy / les épilées livrent aux mains barbares la civilisation condamnée d’un vagin glabre et sans défense / les élaguées laissent aux sexes émeutiers la joie de saccager l’ordre parfait de leur jardin français / les velues ne s’ouvrent en bavant qu’aux violents qui s’en vont fourrager dans leurs poils encollés» (pp. 37-8).

D’un gain à l’autre : vers la délivrance authentique

Ainsi progresse l’histoire de ces «gagneuses», entre confinement d’un boui-boui à baise et compression de leur cerveau mis à rude épreuve, comme frappées par une malédiction spéciale, condamnées à gagner de l’argent et à perdre de leur dignité, recrutées en vertu d’un faisceau de qualités très restreint mais propice à la rationalité économique du racolage. Ces filles n’ont en apparence rien d’autre à gagner que des billets soutirés à la force du bas-ventre, jouets de forces bien plus élaborées, pièces d’un puzzle soumis aux caprices du rut et de la domination. Jalousée à tort, la «favorite» Samira encaisse deux fois plus que ses camarades. Franck lui fait le cul, il lui administre des «sodomies sabbatiques», mais «l’anus humilié met des heures à retrouver sa vertu continente et se plaint les lendemains / la plainte à son amie Nora lundi matin j’ai mal au cul Franck est sauvage entre deux passes» (p. 73). En fait, Franck se soulage des menaces croissantes qui pèsent sur lui. Le pressentiment que sa petite famille est sur le point d’être coffrée grandit. De toute façon, dès qu’on avance dans le «milieu», on est observé, on est fliqué à chaque coin de rue, guetté par toutes les calamités. Le processus de la malédiction se justifie par conséquent en deux occurrences – de toute évidence dans le déterminisme des filles perdues, puis dans la dégringolade certaine de Franck Villon, l’homme depuis toujours sur la potence, la corde nouée autour de son cou par son propre père, cordon ombilical jamais coupé entre les deux. Et cette infortune généralisée prend une tournure faulknérienne au tout début du dernier chapitre : «L’histoire enfin tandis qu’elle agonise en six longs jours est convoyée jusqu’au septième / la fin décédée comme Addie c’est décidé se corrompra dans la charrette en parcourant les routes» (p. 79).
La célèbre image de la charrette faulknérienne transportant le corps d’Addie déliquescent ne trompera personne. Les affaires de Franck sont à l’agonie; la bête est acculée, le roi se meurt, il ne sait pas que l’une de ses putes (Marilyn) est entrée en dissidence depuis un moment, accélérant en un sens la décomposition du réseau Villon, comme la grotesquerie du roman de Faulkner semble précipiter le corps d’Addie à toutes les nuances de la disparition. Villon le cadavre en puissance est trompé dans sa vigilance. Marilyn s’est éprise d’un homme-messie, le condé Louis-Philippe Erraré, peut-être une sorte de monarque erroné si l’on se laisse aller au jeu de l’onomastique. Cette hypothèse de lecture implique de ce fait l’affrontement de deux royaumes, celui du roi Villon, couronne du Banditisme, et celui du roi Erraré, couronne du Légalisme, certes, mais humain avant tout, pas un saint non plus dans la mesure où il trompe sa femme Valérie, s’entichant de Marilyn après un flirt et un pompier soi-disant accidentels (cf. p. 53). Elle lui raconte Franck, sa volonté de s’en libérer, de le faire tomber, son désir de s’affranchir de «dix années de putanat». Franck, du reste, qu’on a surpris incidemment «le port altier d’hidalgo contristé ceint de son titre et parcourant sa terre aride en rêvant d’Amérique» (p. 48), se doutant possiblement de sa future décadence, imaginant sa fin de vie comme une charrette débordant des cadavres de ses larcins, semblable à L’Arrivée d’un convoi, tableau chaotique de David Olère, histoire de joindre à la fiction de Faulkner quelques pesantes réalités.
Tout compte fait, la sécession opérée par Marilyn introduit un autre type de gain que celui de l’argent. Marilyn prend le risque de gagner la liberté, sachant que cette dernière suppose un acte héroïque étant donné les circonstances aliénantes de la condition prostituée. Ce devenir-libre fait à certains égards écho au fameux devenir que Simone de Beauvoir défendait. On devine que la liberté de la femme doit être acquise au prix fort, en même temps peut-être que le gain d’une identité jusqu’alors bafouée. Ce serait contredire la vie telle qu’elle s’est formalisée à Sénart, ne plus aller contre-nature, envers et contre soi, ne plus admettre que la chair des femmes puisse être «offerte à tous les vents» (p. 98), avoir encore le droit de connaître des rapports charnels affectueux en compagnie d’un homme qui n’appartient pas à la racaille (cf. 94). Tout ceci, Marilyn le gagne plus ou moins, ne serait-ce qu’un petit moment, le temps d’une enquête où se sont confondus les royaumes susnommés, mélange des genres où l’on a par ailleurs découvert que la Loi pouvait s’égarer, que l’erreur était humaine, «Louis-Phi» s’éloignant de son épouse Valérie et de sa fille autiste Marine, se prescrivant le rôle du libérateur auprès de Marilyn alors même que c’est plutôt elle qui lui fournit matière à respiration, loin de son couple moribond.
Si bien qu’à la toute fin, quand vient l’heure de faire le bilan de la liberté, ce sont les femmes qui ont l’air d’avoir le dernier mot. Si le chapitre de clôture entonne un chant sépulcral, il n’est question que de pointer l’enterrement figuré des hommes, en l’occurrence l’incarcération de Franck, définitivement rattrapé par ses erreurs et son destin, puis le retour en cellule domestique d’Erraré, revenu chez lui après sa passade : «le piège au foyer Valérie tendu bienvenue sous mes pas le Lazare entrant dans la tombe» (p. 100).
À la limite, peu importe ce qu’il adviendra des filles de Franck maintenant qu’elles sont affranchies de la plus vicieuse dépendance qui soit, à savoir celle de l’homme vilain, l’homme sale de tempérament. Peu importe aussi l’attente de Valérie, comme celle de sa fille d’ailleurs, puisque toutes les deux regagnent respectivement le mari et le père, autres «gagneuses» de cette société de ténèbres. Et au milieu de ces femmes qui ont dû jouer des coudes et des épaules, qui ont dû miser gros pour fonder une espérance, se tient celle sans qui rien n’eût été possible, la juge Véronique Eligmann (cf. p. 59), parce que délivrant la commission rogatoire au condé Erraré, elle délivre du même coup les captives de leur trou. Les unes remontent à la lumière quand les uns descendent vers l’obscurité; les femmes gagnent le soleil, les hommes la nuit, et Marilyn bombe le torse, Marylin «anoblie chevelure en or et baiseuse au coin des lèvres» (p. 22), véritable Norma Jeane Baker, «Marylin à petits pas de soie je suis la putain fatale / la solitude en talons c’est torturant je m’en fous de fouler aux pieds les mâles / le racolage attirés je suis douce en satin gris par ma poitrine amplifiée / l’avenir un septième jour adviendra mon bien-aimé je suis la femme éternelle» (p. 101).

Notes
(1) Éditions Le Temps des Cerises (2014).
(2) Initialement publié aux Éditions Aux Forges de Vulcain (2010), puis repris au Temps des Cerises (2012).
(3) Éditions La Contre Allée (2014).
(4) Éditions Verticales (2005).

Lien permanent | Tags : littérature, poésie, critique littéraire, françois esperet, grégory mion, éditions le temps des cerises | | |  Imprimer |