La Critique littéraire en France, 3, par Damien Taelman (10/12/2020)

Où nous retrouvons les mêmes publicistes du Figaro (dit) littéraire, qui ne savent écrire que lorsqu'il s'agit de féliciter l'un des leurs.
Nous approchons de 2021 et la critique littéraire, en France, est toujours, non pas une écurie digne d'Augias, mais un marigot à ciel ouvert où éclosent des bulles de putréfaction à la surface, preuve que ce sont des charognes qui en constituent la vase immonde.
Hermétisme du petit monde germanopratin, affirme cette excellente enquête menée par les deux journalistes du New York Times qui avaient fait tomber l'éternel poupin Gabriel Matzneff ?
Certes, mais un hermétisme paradoxal car, s'il est impossible de pénétrer dans le bocal à tanches vinaigrées que constitue la critique littéraire journalistique, pour qui a le malheur de décrier les règles tacites de ce putanat à ciel ouvert qui n'a jamais été aussi florissant que depuis que la littérature est à peu près morte, du moins dans notre pays qui honore Jean d'Ormesson d'une entrée en Pléiade mais ne songe toujours pas à y consacrer les grands textes d'un Joseph de Maistre ou d'un Léon Bloy, leurs festins, leurs sarabandes, leurs coucheries, leurs parties fines, leurs partouses n'en sont pas moins parfaitement publics.

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