Elephant man de Frederick Treves, ou la surhumanité du monstre, par Gregory Mion (01/07/2015)

Crédits photographiques : Gabriel Bouys (Getty Images).
3822542879.JPGGregory Mion dans la Zone.





«Souviens-toi que tu dois te conduire dans la vie comme dans un festin. Un plat est-il venu jusqu’à toi ? Étendant ta main avec décence, prends-en modestement. Le retire-t-on ? Ne le retiens point. N’est-il point encore venu ? N’étends pas au loin ton désir, mais attends que le plat arrive enfin de ton côté.»
Épictète, Manuel.

«La principale différence qui est entre les plaisirs du corps et ceux de l’esprit, consiste en ce que, le corps étant sujet à un changement perpétuel, et même sa conservation et son bien-être dépendent de ce changement, tous les plaisirs qui le regardent ne durent guère; car ils ne procèdent que de l’acquisition de quelque chose qui est utile au corps, au moment qu’on les reçoit; et sitôt qu’elle cesse de lui être utile, ils cessent aussi, au lieu que ceux de l’âme peuvent être immortels comme elle, pourvu qu’ils aient un fondement si solide que ni la connaissance de la vérité ni aucune fausse persuasion ne le détruisent.»
Descartes, Lettre à Élisabeth (1er septembre 1645).


Le docteur Frederick Treves aurait pu rester dans la légende grâce à son éminente carrière en chirurgie au Royal London Hospital, mais son nom demeure avant tout associé au cas très particulier de Joseph Carey Merrick, dont le corps difforme le contraignit à la malveillance de certains hommes qui l’exploitèrent et en firent un phénomène de foire baptisé «l’Homme-Éléphant». C’est surtout le film Elephant man de David Lynch qui a mis le patronyme et les affections de Merrick dans la lumière, presque un siècle après les événements que le docteur Treves rapporte dans ses mémoires The elephant man and other reminiscences (1), ouvrage dont le premier chapitre concerne exclusivement la situation médicale et humaine de Merrick. Or c’est justement ce chapitre d’ouverture qui a fait l’objet d’une traduction française, due à l’œuvre minutieuse d’Anne-Sylvie Homassel (2).
La version française est par ailleurs judicieusement complétée par une postface de la traductrice, où nous apprenons que le témoignage du médecin ne peut être pris comme une source définitive étant donné que Merrick ne s’était pas entièrement livré à son protecteur. Ainsi relève-t-on dans le texte de Treves des propos quelquefois spéculatifs sur le passé de son malade, de même que certaines affirmations paraissent trop empressées quand elles font état de l’intégration sensationnelle de Merrick parmi la société des hommes normaux. Il est indéniable que l’image de Joseph Merrick a progressé dans l’œil de ses contemporains sitôt qu’il fut placé sous l’égide miséricordieuse du docteur Treves, toutefois personne n’ignore que les normes sont plus fortes que les lois, tant et si bien que les regards de pitié, pour respectueux qu’ils fussent devant les malformations du malheureux, ne suffisent pas à garantir une liaison endurante entre la politesse de circonstance et le fond de la pensée. On suppose en outre que ce n’était toujours que la main valide de Merrick qui était serrée par ses visiteurs, et non celle qui se confondait à un amalgame de tumeurs. Dans l’ordre des choses, d’ailleurs, Merrick ne devait instinctivement que soumettre sa main bien portante à ceux qui venaient le rencontrer dans son deux-pièces isolé, à l’arrière des bâtiments du London Hospital. L’inverse eût révulsé les curieux et les sympathisants. Le plus vulnérable des hommes est encore soumis aux règles de ce qu’il est convenable de faire dans les relations sociales.
Cependant, avant de progresser sur l’échelle des êtres et de pouvoir bénéficier d’un petit chez-soi dans Londres, Joseph Merrick était à la merci d’un «douteux imprésario» (p. 17). Ce jeune homme de vingt ans, accablé d’une physionomie éléphantesque et d’un quotidien de pauvreté résultant d’un va-et-vient dans des asiles de nécessiteux, acquiesça comme il put au malpropre commerce de ses chairs douloureuses. Il entra de la sorte dans les systèmes huilés des exposants de monstres, n’ayant que son prodigieux visage pour force de travail, alors que les autres possédaient les moyens de production, c’est-à-dire la roulotte qui trimballait la créature, quelques affiches dépliantes où se disputaient des caractères gras promettant la déstabilisation du spectateur, sans oublier les éléments d’une scène ambulatoire, théâtre-voyageur où les planches étaient foulées par des humiliés et des offensés, décor en carton-pâte dont les ampoules fraîchement inventées n’éclairaient que ce que la norme avait jeté hors de son équerre. Merrick, du reste, ne vit longtemps le monde extérieur qu’à travers la lucarne grillagée de sa roulotte, chaviré de droite et de gauche dans son pays natal, exhibé aux quatre coins de sa patrie et ne recueillant de la part de ses semblables que moqueries, railleries et interjections épouvantées. Il fut le défouloir inespéré des voyeurs et des chercheurs de sensations fortes. Pour parler dans les termes de Michel Foucault, il fut ce lépreux que l’Occident s’était acharné à exclure, et, dans le même temps, il ne fut pas digne des pestiférés que cet Occident s’était attaché à inclure (3). Foucault voit dans ce double mouvement d’exclusion et d’inclusion les deux grands modèles du contrôle social vis-à-vis des individus déclassés ou sur-distingués par les normes, la norme étant au bout du compte la meilleure police d’administration que l’on puisse espérer.
À la fois rejeté par son apparence et objet d’une réadmission intermittente dans diverses arrière-boutiques aménagées (cf. pp. 8-10), Merrick est un sujet vidé de son identité humaine et objectivement reconstruit par la marchandisation de son corps. Victime d’un maquereautage de la mutilation, opprimé par la honteuse industrie de l’infirmité, Joseph C. Merrick incarne l’un de ces monstres réels que le monde exproprie de sa surface pour mieux le surveiller, pour mieux le contraindre à résider dans une espèce de pays parallèle où l’ombre domine, dans les placards où la société a rangé ses squelettes afin que l’on ne sache guère comment ils ont pu en arriver là. C’est tout le drame de Merrick : réduit au chiffre d’affaire des foires à monstres, il n’est qu’un monstre de commande, une horreur vaguement humaine qu’on se plaît parfois à représenter sur des tableaux (tel un nain de cour cher à Vélasquez), loin de la situation enviable du monstre fictif qui enrichit les intrigues et excite les imaginations juvéniles. Le malheur de Merrick fut d’être réellement non-conforme aux réquisits d’une époque archi-normative, ce qui, malgré tout, n’a pas empêché son assimilation dans un réseau occulte d’existence. Non seulement hors-la-loi par sa hideur faciale qui le condamne à avoir la tête paradigmatique d’un criminel, mais aussi hors-norme par la contrefaçon générale de toute sa personne, Merrick fait l’épreuve d’un pouvoir multiple qui ajoute au sentiment de son errance, pérégrin d’une Via Dolorosa qui le conduira peut-être à la Jérusalem céleste.
À l’opposé de ces attitudes regrettables de séquestration et de supervision, le docteur Treves fait figure de sainteté, aussi n’est-il pas surprenant de le voir décrire le parcours de Merrick comme celui d’un «vrai chrétien en marche vers le salut» (p. 68). Par un concours de circonstances qui s’étale sur deux années, le chirurgien permet à l’Homme-Éléphant de se libérer de son zoo d’humiliation et de redevenir ce qu’il a toujours été, en l’occurrence un homme, une personne, un être vivant immédiatement éligible au respect. Qu’il fût jadis considéré comme un animal lorsqu’il était asservi aux protocoles de ses tourmenteurs, cela n’aurait jamais dû nous faire oublier le mot de Kant dans la Métaphysique des mœurs, à savoir que le crédit que l’on accorde aux animaux dépend indirectement d’un devoir que l’homme entend depuis sa conscience, et dès lors que l’on évalue ce respect envers les animaux d’une façon plus directe, il se mue indiscutablement en devoir de l’homme envers lui-même. En d’autres termes, quiconque s’est montré indigne à l’égard de Merrick a contribué à l’anéantissement de l’humanité en général et de sa propre humanité en particulier. Le diagnostic est sans appel pour les foules gueulantes et rugissantes, qui se pressent aux portes de la souffrance et qui s’en repaissent, qui lorgnent d’un œil malavisé les catastrophes lointaines ou les bêtes humaines dont elles sont voisines, qui se réjouissent que ce soit d’autres plutôt qu’elles, tout ceci dans un obscène durcissement de la Schadenfreude, sans compter le renforcement des normes, ces normes qui justifient tantôt que le malheur puisse souvent arriver aux endroits où il est objectivement le plus suspecté.
Par conséquent, la première fois que Treves vit Merrick, il le trouva franchement laid (cf. pp. 10-13), mais il s’abstint d’en établir une description débordante qui eût fait de la littérature un instrument négatif d’assouvissement ou de mauvaise digression. Le médecin se contente de restituer sobrement les traits d’un homme contrefait. D’abord désarçonné par la disharmonie de cette créature, Treves, peu à peu, se reprend et retrouve son regard clinique. Les images qu’il emploie n’en sont pas moins éloquentes et donnent de Merrick une représentation précise («Au-dessus du front, saillait une énorme masse osseuse, cependant qu’à l’arrière pendait un sac de peau à l’apparence spongieuse et dont la surface était semblable à celle d’un chou-fleur bruni»; «Le nez n’était qu’une masse informe de chair, dont seule la position dans le visage indiquait la nature»; «Le dos avait un aspect particulièrement hideux, couvert qu’il était d’appendices de chair grumeleuse et brunâtre qui, pour certains, pendaient jusqu’à mi-cuisse» – pp. 11-2). Cette sélection d’aspects peut correspondre à une large variété de maladies, parmi lesquelles se détachent la neurofibromatose et le syndrome de Protée (cf. p. 64), mais rien n’autorise la médecine à poser un avis catégorique parce que ce sont des maladies neurologiques et génétiques rares. De nos jours encore, aucune conclusion n’a été jugée fiable concernant les causes qui amenèrent le corps de Joseph Merrick à dégénérer. Ce que l’on sait, c’est que Merrick était symboliquement atteint d’un mal orphelin et qu’il dut vivre dans les marges de la société civile. Ce que l’on sait aussi, c’est que Merrick mourut au mois d’avril 1890, à l’âge de vingt-sept ans, les cervicales disloquées en raison du poids de son crâne disproportionné. Alors habitué à se coucher dans une position malcommode pour éviter tout inconfort d’ordre supérieur, Merrick, une nuit, voulut probablement dormir comme tout le monde et cela causa sa perte (cf. pp. 56-7). Cette mort ironique achève le petit cycle de tranquillité que Merrick savourait depuis son emménagement derrière le London Hospital, pendaison de crémaillère datée du mois de décembre 1886. Il connut ainsi trois belles années, du moins autant qu’il est possible d’accéder à la sérénité dans les conditions assez insoutenables qui furent les siennes.
Au commencement de son séjour en qualité de protégé du docteur Treves, Joseph Merrick fut rapidement rebaptisé John dans les cahiers de son ange gardien. Des sources divergentes se disputent la raison de ce choix. Quelques-unes soutiennent que Frederick Treves voulut couvrir Merrick d’un anonymat salvateur et que le changement de prénom se prêtait à cette démarche. Quelques autres ajoutent sans doute fort à propos que le prénom John est celui que l’on emploie dans l’expression «John Doe» (ou Jane Doe s’il s’agit d’une femme), terme que l’on utilise en anglais pour se référer à un individu non-identifié. Quoi qu’il en soit, cela valait mieux que l’odieux surnom d’Homme-Éléphant, de la même façon que l’idée d’une absence d’identité avance l’hypothèse d’un sujet qui va entamer sa reconquête. En ôtant plus ou moins volontairement à Merrick son prénom, Treves transfère son patient dans un nouveau monde, un monde où il sera interpellé pour d’autres raisons que celles qui autrefois provoquèrent l’avilissement et l’identification instantanée à la condition de sous-homme. Certains diront que ce n’est là qu’une question banale d’onomastique, voire d’étourderie, mais nous préférons interpréter dans ce changement de prénom la certitude d’un geste de prévenance de la part de Treves, la volonté profondément humaine de conjurer les habitudes, à commencer par celle qui consiste à certifier que l’homme contrefait doit nécessairement être le dépositaire d’une âme similairement estropiée. Les fictions aiment que la forme des personnages rejoigne un même degré de fond, et il en va de la mauvaise graine comme des actes qui naissent à partir de cet éventuel rhizome malfaisant – les uns s’accordent aux seconds, et si les premiers se vautrent dans le Mal, les suivants s’y vautreront de même, par le biais d’affinités électives déterminées. Ainsi Shakespeare a façonné le caractère de son Richard III. Le dramaturge a aggravé la réputation du souverain, faisant de lui un homme physiquement disgracieux, expliquant ses crimes par la tragique correspondance d’un corps abominable avec un tempérament acosmique.
Mais la laideur phénoménale, fort heureusement, n’est pas que le symptôme d’une laideur morale, elle peut également être l’indice d’une «âme intacte» (p. 30), et c’est la conviction du docteur Treves à mesure qu’il s’entretient avec Merrick. Le chirurgien détecte chez Merrick les accents de l’intelligence et de la délicatesse, d’autant que son patient n’a cessé d’améliorer son élocution au fil des semaines. Aux yeux de ce scientifique quelque peu exalté, la parole de Merrick devient presque parole d’évangile, exemple à suivre et à perpétuer. Tandis que la vie aurait pu encourager cet homme à se faire professeur de misanthropie ou de désespoir, elle a plutôt accouché d’un être lumineux, capable d’apercevoir son bonheur depuis l’obscurité et la solitude.
Il y a de ce point de vue un indéniable stoïcisme chez Joseph Merrick. En dépit des contraintes qui se sont accrues, il a su cultiver la richesse de son intériorité et faire de son enfermement objectif des motifs de libération psychique. Épictète avait recommandé de savoir distinguer ce qui dépend de nous de ce qui n’en dépend pas, et s’il ne nous appartient pas de modifier l’ordre du monde, il nous appartient au moins d’agir sur nos désirs, sur tout ce qui se passe en nous, de sorte qu’une tempête ne saurait abattre ou décourager le pilote d’un navire, pas plus que la maladie ne devrait avoir tout empire sur notre manière d’exister. Accepter de se soumettre à la nécessité, c’est pour les stoïciens la voie la plus certaine pour atteindre le bonheur. Quelques-uns verront dans cette philosophie ancienne une morale de bien-portants et on ne les accusera pas. Dire que le malheur n’est rien et que tout homme est susceptible de s’en sortir en valorisant la force de son intériorité, cela ne va pas de soi. Seuls les favoris de la fortune semblent avoir la facilité d’une telle attitude, à ceci près qu’il faut quand même rappeler qu’Épictète, pour ce que l’on en sait, fut esclave et boiteux (4).
Ainsi, dans la position de Joseph Merrick, la morale stoïcienne n’est pas vaine. Les événements du monde physique ne sont pas du ressort de Merrick, en revanche il lui appartient de travailler ses pensées, d’en faire des raisons de tordre et d’atténuer les opinions qui le voient à l’instar d’un homme diminué et tout à fait inapte à exister. En ne se convertissant à aucune forme d’animosité envers autrui, Merrick s’inscrit dans un présent de consistance, un temps qui repousse les souvenirs désagréables et qui ne se fait pas d’illusion ou de fausse joie sur ce qui va venir. Son altruisme est impressionnant à juste titre, probablement parce que Merrick sait qu’il ne pourra pas changer les choses extérieures, si bien qu’il instruit sa volonté afin que cette dernière s’aligne sur l’harmonie de la nature, celle-ci étant pénétrée par la Raison transcendante du divin selon les préceptes stoïciens. Par conséquent, bien qu’il soit non-conforme aux jugements des hommes de son temps, bien qu’il soit expulsé dans la sphère du Pathologique, la posture intellectuelle de Merrick le ramène plus que tout autre au cœur de l’organisation intime de la nature. La masse moqueuse, naguère, en méjugeant Merrick, n’a fait que compromettre la santé de l’humanité, ne voyant pas qu’en déplaçant un homme dans une zone de non-droit et d’anormalité, elle se plaçait elle-même à l’extérieur du monde, disqualifiant celui dont la pensée était la plus authentiquement naturelle, parce que la plus proche de ce que Dieu a pu vouloir.
Peu importe alors que les visites aux appartements de Merrick fussent guidées par une curiosité malsaine, par le désir de se montrer ou par une réelle disposition de partage (cf. pp. 37-40), lui ne déviait jamais de sa bonté, quoi qu’il eût un instant nourri de la crainte pour ses futures destinations, quand il n’était pas encore assuré que ce que Treves lui offrait, c’était tout simplement un toit perpétuel (cf. p. 32), tout comme il dut apprendre à se défaire des regards oppresseurs (cf. pp. 32-3), appréhension fort naturelle qui confirme que le stoïcisme n’est pas une morale que l’on adopte d’un coup d’un seul. C’est une sagesse, en effet, qui s’acquiert dans le temps long.
À cet égard, lorsque Merrick émet le souhait d’un jour habiter une maison d’aveugles ou un phare, il est en plein apprentissage spirituel. Au reste, avide lecteur de romans, Joseph C. Merrick se formulait probablement une vérité indubitable : seule une aveugle aurait pu tomber amoureuse de lui (cf. pp. 46-7). En outre, son appétence pour les fictions et pour le théâtre (cf. p. 52) traduit assurément le travail assidu de son monde intérieur, de ses pensées et de son identité propres, et cette propension à la crédulité envers les êtres fictifs constitue la preuve potentielle d’une croyance plus étendue envers le monde réel. Par l’ornementation de son esprit, par son goût d’imaginer la beauté de sa mère ou de se représenter en aventurier dandy, Merrick s’ajuste aux impératifs de sa société autant qu’il se prépare une sortie paisible : il divertit son monde et il se bâtit une citadelle intérieure depuis laquelle il observe la nature véritable des choses, à bonne distance des simulacres et des jeux de dupes. Que son visage boursouflé et pétrifié dans l’horreur de la maladie le prive de toute expression ou de toute esquisse émotionnelle visible, cela ne dérange guère Merrick. S’il n’y a que des larmes qui peuvent se creuser un sillon sur cette figure coagulée dans la calamité physique (cf. p. 41), elles pourraient très bien être larmes de joie, et les sourires que Merrick ne saurait matérialiser sur sa bouche pareille à un «orifice baveux» (p. 11), ils s’amorceront de l’intérieur, clairs et distincts, et même s’amorcent-ils déjà dans les pages finales de Frederick Treves.

Notes
(1) Publié en 1923 par Cassell and Company.
(2) Elephant man (Éditions du Sonneur, 2011). C’est notre référence pour cet article.
(3) Michel Foucault, Les Anormaux. Cours au Collège de France, 1974-1975 (Éditions Gallimard, 1999).
(4) Épictète souffrait en effet de claudication, si bien qu’on le surnomme parfois le «philosophe boiteux». Dans sa jeunesse, il avait été molesté par l’esclave duquel il dépendait.

Lien permanent | Tags : littérature, critique littéraire, elephant man, frederick treves, éditions du sonneur, gregory mion, michel foucault, joseph merrick | | |  Imprimer |