Mathias Enard reçoit enfin le Goncourt, en récompense de sa nullité littéraire (03/11/2015)

IMG_1126bbb.jpg

Photographie (détail) de Juan Asensio.
IMG_1126.JPGIl était absolument anormal, comme je l'écrivais récemment sur Twitter (1) et m'en afflige depuis que j'ai commencé à lire ce piètre écrivant, que le Prix Goncourt qui se caractérise par son absolue nullité, oublie plus longtemps de consacrer la nullité relative mais pas moins exponentielle et prometteuse des romans de Mathias Enard.
Tout rentre désormais dans l'ordre, nous pouvons remercier, avec une émotion que je n'essaierai pas de cacher, les membres du jury du Prix Goncourt, dont l'inappréciable journaliste Pierre Assouline qui peut s'honorer de plusieurs notes consacrées à sa prétentieuse insignifiance, toutes regroupées dans la catégorie enviée des cacographes, et le très apprécié journaliste Bernard Pivot, sur lequel il n'y a strictement rien à dire, ce qui est toujours le signe d'une parfaite transparence.
Mathias Enard va enfin pouvoir vendre ses productions verbeuses en étant persuadé de leur haute tenue littéraire, à présent que voici sa dernière production ointe du saint chrême de la publicité germanopratine, et de tout ce que Paris compte de langues d'attachées de presse et de journalistes (c'est devenu strictement la même chose, car tous s'entrelèchent joyeusement).
Je suis en revanche scandalisé de n'avoir pu proposer, à temps, une critique de Boussole aussi amène que celle que j'avais consacrée au très vulgaire Pas pleurer de Lydie Salvayre, palme du titre le plus ridicule de la décennie et roman parfaitement indigent, fût-il placé sous le saint patronage d'un Georges Bernanos parfumé à l'eau de rose, qui obtint, comme il se doit, le Prix Goncourt l'an passé. Je prends d'ores et déjà les paris en affirmant que, selon toute probabilité, le Prix Goncourt 2016 consacrera le roman le plus mauvais de la prochaine rentrée littéraire, puisque ce cirque indigne, d'année en année, se poursuit allègrement, pour la plus grande joie des marchands de saucisse, des tenancières de bordels et de celles et ceux qui y officient.
La morale de cette histoire sans suspense ? Je suis absolument rassuré de constater que, si beaucoup de choses partent à vau-l'eau en France (l'autorité, l'amour, la justice, la classe politique, la transmission, le journalisme, la littérature, la France elle-même), ce n'est certainement pas le cas du Prix Goncourt qui, avec une constance qui l'honore et même une infaillibilité qui ouvre des abîmes de questions pontificales, détecte puis consacre les plus mauvais romans parus au cours d'une rentrée dite littéraire, et qui ne l'est absolument plus depuis... Depuis combien d'années au juste ?

Note
(1) Un internaute vient de me rappeler que j'avais affirmé que le dernier roman de Mathias Enard recevrait le Prix Goncourt lors de mon dialogue avec Pierre Jourde, dans le cadre de l'Intime festival. Nous étions alors à la fin du mois d'août.

704943766.jpgSur Zone, 1.





2277419941.jpgSur Zone, 2 : mais qu'est-ce donc que la Zone ?





1703550857.jpgParle-leur de batailles, de rois et d'éléphants.





1241498600.jpgRue des voleurs.

Lien permanent | Tags : littérature, critique littéraire, mathias enard, prix goncourt, éditions actes sud, rue des voleurs, zone, cacographe, parleur-leur de batailles de rois et d'éléphants | | |  Imprimer |