Copinage éditorial à L'Infini au Figaro littéraire (22/11/2017)

Photographie (détail) de Juan Asensio.
4213302744.jpgPhilippe Sollers et ses bouffons dans la Zone.








469904796.5.jpgLe Mouvement Sollers ou l'Art de dérober les joyaux de la poésie chinoise, suivi du Système Sollers et ses satellites.




1421247987.2.jpgÀ France moisie écrivains rancis.





469904796.4.jpgContre-Attaque de Philippe Sollers fait pschitt...





239282225.jpgLe Dao de Philippe Sollers : Profession de Moi, Tapages et Dérapages.




Damien Taelman ne croyait pas si bien dire en intitulant son dernier texte publié dans la Zone Philippe Sollers : Délit d’initié littéraire. Nous avons, de ce copinage à tous les étages de l'édition et de la presse spécialisée ou pas, et si tant est que nous ayons besoin de nous convaincre de l'existence de cette joyeuse confrérie où tout le monde se connaît et s'entrelèche sans vergogne, avec inavouables délices, une preuve supplémentaire et pour le moins éloquente, franche, avec le dernier dossier du Figaro (dit) littéraire qui, non content de ne pas produire une seule ligne de critique véritablement littéraire, nous offre l'incontestable évidence de cet entreléchage compulsif, convulsif, et qui n'a même plus besoin de se cacher, comme s'il était désormais parfaitement normal, voire nécessaire, d'exhiber publiquement non seulement ses parties honteuses, mais leur inextricable sarabande, leur entremêlement festif, complètement décomplexé. Ces gens-là s'apprécient, ou pas d'ailleurs mais ont viscéralement besoin les uns des autres, se regardent, se contemplent, s'aiment et se méprisent, se regardent se regarder, se mirent le nombril, se lèchent les babines à la seule idée d'aller voir ce qui se love au plus secret de celui de son ami ou ennemi qu'importe, puisqu'il s'agit de se soutenir mutuellement, de se polir l'un l'autre le nombril jusqu'à ce qu'il reflète votre propre langue gonflée et juteuse, puisqu'il s'agit de dire, ici sous la plume éminemment sollersienne donc tartuffe, inepte et creuse de Mathieu Terence, tout le bien que l'on pense du navet d'un imposteur, à condition bien sûr, car la charité a ses limites, que ledit imposteur, patron d'une collection paraît-il prestigieuse chez un éditeur qui l'est de moins en moins à mes yeux, n'oublie pas, n'ait pas oublié, ne puisse jamais oublier de publier vos propres rinçures.
Dans tout autre pays que la France, un tel copinage absolument désinhibé vaudrait, à celui qui, par son autorité à la tête dudit Figaro littéraire, n'a pu que l'autoriser (à moins bien sûr qu'il n'ait rien à dire sur le contenu des pages qu'il dirige), le médiocre sur-pigiste Étienne de Montety, un blâme immédiat et je reste mesuré, à tout le moins le mépris assuré, tout à fait compréhensible, non seulement de la part de ses lecteurs mais aussi de ses propres collègues mais, en France, ce même journaliste pourra sans le moindre problème publier la plus inintéressante de ses lignes creuses dans quelque support que ce soit, pourra continuer à faire éditer ses ouvrages écrits à l'encre sympathique et, pour cela, immédiatement oubliables, et, rendez-vous compte, pourra même conserver la direction d'un titre autrefois prestigieux que son comportement ne parviendra même pas à salir. Il faut dire, mais il n'y a là sans doute rien de plu qu'une de ces si troublantes coïncidences dont est farcie l'heureuse République des lettres françaises, il faut dire que le navrant Étienne de Montéty a publié en début d'année son Amant noir chez... Gallimard !

Une fois de plus, dans cet article très précisément sourcé, Damien Taelman démonte ce qu'il faut tout de même bien se résoudre à appeler le système Sollers, tout entier alimenté par la double mamelle gonflée du népotisme et du clientélisme devenus, du moins en France, le double prospère du journalisme le plus tranquillement vendu, le plus sereinement putassier, système prospère depuis maintenant plusieurs décennies et dont nous n'aurons jamais fini de montrer l'absolue nocivité, y compris si nous devions être coulé, vivant, dans un océan de silence.

D'ici peu, je m'attaquerai à l'un de ses plus fidèles petits soldats, Yannick Haenel, dont le dernier roman, Tiens ferme ta couronne couronné par le Prix Médicis, vaudra de ma part l'occasion d'un rarissime acte de contrition publique.

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