20/09/2008

L'homme. Ses bizarres idées de bonheur de David Cohen

«Il m'aimait, je crois, vraiment. Il m'avait tiré du bourbier où je pataugeais, écolier désarçonné et qui essayait de faire bonne figure. Il fut le seul à diagnostiquer ce que personne d'autre ne me paraît avoir vu clairement en moi, ma naïveté peut-être pathologique.
- Nommez-le donc...
- Aimé Patri.

Je fais encore un détour.»
David Cohen, L'Homme. Ses bizarres idées de bonheur... (Les provinciales, 2008), p. 287.



Rappel : quelques textes évoquant la question du langage dans la Zone
Derrida n'est-il qu'un singe ?
Le miroir infini du langage (extrait de mon essai sur George Steiner).
Babel ou l'oubli des langues : sur Écholalies de Daniel Heller-Roazen.
La Légende du Grand Inquisiteur de Dostoïevski.
Gershom Scholem et la lecture secrète de la Cabale.

Il y a quelques années, présentant à Olivier Véron l'énorme manuscrit qui s'intitulait La Parole souffle sur notre poussière (ce titre, dois-je le rappeler, est un détournement d'un vers célèbre de Paul Celan...), qu'il n'éditerait pas et qui, transformé pour être soi-disant plus vendeur, deviendrait un banal Essai sur l'œuvre de George Steiner chez L'Harmattan, le directeur de la très belle maison Les provinciales diffusée par Le Cerf me répondit que mon livre était très gros, trop gros même, truffé de défauts, pas assez péguiste ou christique je ne sais plus (peut-être même, trop juif...), bref : qu'il ne serait pas édité par lui, pour toutes ces excellentes raisons et d'autres qu'il ne me donna point.

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