Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« L'enterrement d'Ilan Halimi, par Frédéric Gandus | Page d'accueil | Rien n'est réglé, par Georges Sebbag »

03/04/2006

Zone indexée

Philip Guston, Zone

Philip Guston, Zone.

Il va décidément falloir que je demande à Dominique Autié par quel miracle d'opiniâtreté, de patience et de connaissances purement techniques il est parvenu à doter son splendide site d'un index pour le moins efficace, s'il n'est exhaustif. J'ai déjà réussi à installer, grâce aux bons soins, une fois de plus, de Philippe Pinault, un moteur de recherche interne à la Zone mais ce n'est là qu'un pis-aller. C'est en tout cas ce que je me suis dit en me promenant dans la Zone afin de l'explorer dans le moindre de ses recoins : c'est peut-être la deuxième fois seulement que je m'adonne à une telle exploration, éreintante à bien des égards, d'abord parce que l'on parcourt, gêné, de vieux textes sans âme, journalistiques, secs, inutiles, rédigés en quelques minutes seulement comme le sont ces millions de petits exercices insignifiants de non-écriture qui constituent le corps immense et contrefait de ce Gargantua virtuel appelé le blogging. Cette exploration ou plutôt, cette marche sans but précis, m'a toutefois permis de remettre en lumière un certain nombre de textes que je ne me souvenais même plus avoir écrits... J'ai ainsi créé une nouvelle rubrique de liens, intitulée Démonologie, et ajouté quelques nouveaux textes aux catégories baptisées Le cadavre de la France (comme London bombing), Maljournalisme (Netizen) ou encore Étonne-moi, saint Espace ! (Paniques martiennes). Enfin, j'ai pensé témoigner de mon amitié envers celles et ceux qui ont écrit des textes pour moi en créant une dernière nouvelle catégorie, Hôtes.
Je ne sais pas si ces chiffres signifient quelque chose mais, à tout hasard, je les livre, alors même que j'ai observé, depuis la création de ce blog voici à présent bien des mois, un silence modeste quant à ce qu'il est convenu d'appeler les statistiques de fréquentation de la Zone : pour le mois de mars, les compteurs du Stalker ont enregistré 28 827 visiteurs uniques qui ont effectué 45 904 visites et ont vu, voire lu 113 852 pages. Les chiffres les plus anciens dont je dispose datent du mois de novembre 2004 : ils indiquaient alors 5 146 visiteurs uniques pour 7 038 visites et 16 512 pages vues, voire lues. Ces chiffres bruts me paraissent énormes, surtout pour un site tel que le mien, rien de moins que difficile, je le sais et... m'en réjouis. Je regrette que, à la différence de l'ancienne plate-forme de Haut et Fort, nous ne puissions plus connaître la provenance géographique de celles et ceux qui parcourent nos blogs et, même si je connais l'existence d'un certain nombre de gadgets qui pourraient pallier cet inconvénient, je ne puis me résoudre à déparer de l'un de ces affreux compteurs la page d'accueil du Stalker.
Désolé si j'écorne ainsi le sacro-saint mythe moderne de l'absolue transparence, mais, refusant d'installer ces usines à gaz qui mouchardent impunément, c'est sans doute que je suis encore assez soucieux de la qualité esthétique de la Zone...

Quoi d'autre, pour finir ? Un excellent (m'a-t-on dit) petit (cette fois, j'en suis sûr) entretien que m'a accordé Vox Galliae et, d'ici quelques jours sans doute mis en ligne, un dialogue beaucoup plus conséquent avec Claude Marc Bourget, directeur de la très belle revue électronique Strix Americanis.
Inutile de préciser que, devant de plus veiller à quelques ultimes détails liés à la parution très prochaine de La Critique meurt jeune, je suis littéralement vampirisé par la Zone, les corrections d'épreuve et la rédaction de tel ou tel papier pour d'hypothétiques revues littéraires, il en reste encore quelques-unes en France... Pour combien de temps encore ?