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01/03/2010

Les taiseux de Jean-Louis Ezine

Crédits photographiques : Finbarr O'Reilly (Reuters).

411K0rViUiL._SS500_.jpgÀ propos de Jean-Louis Ezine, Les taiseux (Gallimard, 2009).
LRSP (livre reçu en service de presse).

Pour paraphraser l’auteur qui évoque la vie trouble de son géniteur, on ne comprend à peu près rien à Jean-Louis Ezine. Les taiseux, recherche en paternité infiniment moins complexe, malgré quelques complications, que Les fiancées sont froides de Guy Dupré, est comme il se doit la quête d’une langue, efficace plutôt que belle. Brouillant plusieurs pistes, qu’il s’agisse de l’enquête mémorielle proustienne ou du «mentir-vrai» d’Aragon (louons l'auteur de nous livrer, au moins, le sens véritable de cette expression), cette langue qui s’imagine nous dévoiler des gouffres de connaissance («On ne sait pas qui l’on est quand on ne sait pas d’où l’on vient») et s’invente les parrainages tutélaires de Lequier, Berl et Jünger, ne révèle rien d’autre qu’un faiseur tout au plus habile mais trop pressé de conclure, plutôt qu’un de ces «grands fabulistes» dont la sorcellerie est capable d’inventer des mondes.
Tout compte fait, Jean-Louis Ezine aurait peut-être mieux fait de se taire, à l'exemple de ses baudruches sonores.