Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Communauté de destin. Lettre ouverte à Richard Millet, par Pierre Mari | Page d'accueil | Études sur le langage vicié »

21/06/2011

Sur les falaises de marbre d'Ernst Jünger

Photographie (détail) de Juan Asensio.

2701818044.jpgErnst Jünger dans la Zone.





«On ne peut se contenter de connaître à l’étage supérieur le vrai et le bon, tandis que dans les caves on écorche vifs vos frères humains.»
Ernst Jünger, Traité du rebelle (Seuil, coll. Points, 1986), p. 56.

«Les formes sont signatures, témoignages, le style est la surface de l’existence. Quand nous examinons une algue, un papillon, quand nous contemplons une nageoire, une aile, un œil, ce sont là les marques des profondeurs créatrices sur l’épiderme du monde. Il a sous lui des abîmes.»
Ernst Jünger, Le contemplateur solitaire (Grasset, coll. Les Cahiers rouges, 1999, texte intitulé La tour aux Sarrasins), p. 221.


21399216404_5ca800f29a_o.jpgCe qui est le plus magnifiquement décrit dans le livre le plus connu de Jünger, Les falaises de marbre ayant influencé Buzzati, Gracq et Coetzee, ce n'est point la nature entourant l'Ermitage, ses plantes et ses insectes surtout qu'il s'agit de nommer pour garder la trace de leur éphémère existence, ni même la quête exigeante du savoir ou, pour le dire précisément, de toute véritable nomination qui donne un sens et un chiffre, qu'il importera de ne point perdre, à l'univers, au monde entier des choses comme dit le poète, mais la lente progression de tout ce qui menace : ruine, dévastation, anarchie, pillages et meurtres barbares, l'ordre patiemment élaboré par les travaux et les jours où l'homme se penche, minutieusement, sur ses herbiers et ses livres anciens, vacille, comme l'écrit William Butler Yeats dans un fameux poème, The Second Coming, dont Jünger semble s'être souvenu. Il n'est ainsi «personne à qui le déclin de l'ordre ne soit funeste» (p. 96) affirme Jünger et nombre des lecteurs des Falaises de marbre, tirant pourtant de cette parabole un enseignement limité et si peu littéraire qu'il devient décryptage socio-politique, ont été frappés par l'universalité de ce texte qui à mes yeux décrit moins telle ou telle avancée, sur une terre orde et dévastée, de Hitler ou de Staline que la déhiscence du Mal accompagnée de son grouillement de larves et de lémures. Et encore, il est sans doute exagéré de focaliser exclusivement notre attention sur la naissance de la contagion, qui, une fois son paroxysme atteint avec la destruction de l'Ermitage, semble ne plus laisser la moindre trace de même que, si le grand Forestier nous est indirectement présenté, par exemple par son rire, jamais nous ne le voyons. En évoquant de magistrale façon la lente mais inéluctable progression de la gangrène par les routes de tout un pays, Jünger semble finalement servir une autre idée, plus haute, que celle de la représentation du démoniaque qui, fidèle à une longue tradition aussi bien littéraire que picturale, est toujours plus menaçant lorsqu'il n'est que suggéré.
Quoi qu'il en soit, cette description de l'irrésistible progression des hordes de lémures s'accompagne d'une réflexion sur la grandeur et, lorsqu'il est mal utilisé, la hideur du langage. D'une certaine façon, la ruine approche à mesure même que les mots révèlent leur incapacité à dire la réalité du monde car, lorsque l'on a, comme un des personnages du livre, «surpris un lambeau du voile d'Isis de ce monde», le langage ne peut qu'être un «imparfait serviteur» (p. 31), comme Jünger le redira dans son Contemplateur solitaire (op. cit., p. 26 : «Le langage ne nous a que trop enseigné à mépriser les choses. Les grands mots sont semblables au quadrillage qui tend son réseau à travers une carte. Mais une seule poignée de terre n’est-elle pas plus qu’un monde entier sur une carte déployée ?»
De fait, Jünger caractérise la langue utilisée par les séides du grand Forestier comme «une sorte de sabir où s'était mêlé ce que toutes les langues ont de pire et qui semblait pétri de fange sanglante» (p. 61), alors que les mercenaires, célébrant leurs atroces faits d'armes, font appel «aux ïambes ignobles de la haine et de la vengeance qui dardaient dans la poussière leur venin» (p. 58), le langage des maraudeurs et des meurtriers, qui «s'emplit d'expressions qui n'ont cours d'habitude que parmi cette engeance qu'on doit extirper, détruire et passer par le feu» (p. 57) ou bien le récit d'un personnage obscur nommé Nilüfer où l'on «voyait [...] l’histoire du monde se refléter comme en de troubles marais aux bords desquels nichent les rats» (p. 65), étant les vecteurs, dirait-on, de l'épidémie du Mal.
La Harpe avec son hélas si peu connu Du fanatisme dans la langue révolutionnaire, Karl Kraus dans presque tous ses livres, Victor Klemperer dans sa magistrale étude intitulée LTI, la langue du Troisième Reich, Georges Bernanos parlant des mots pipés de l'Arrière, Max Picard et son Homme du néant, Armand Robin et sa Fausse parole ou encore George Steiner plus récemment (dans son Transport de A. H.) et enfin Marcel Beyer avec sa Voix de la nuit ont, tous, insisté sur cette dimension finalement peu explorée dans le déclenchement du chaos. Pour Jünger, cette déchéance du langage, l'un des thèmes évidents de l'ensemble de son œuvre (1), a peut-être son origine la plus profonde dans le tarissement de sa source : «Les vocables se meuvent avec le navire; le lieu du Verbe, c’est la forêt. Le Verbe repose sous les vocables comme le fond d’or sous le tableau d’un primitif. Si donc le Verbe n’anime plus les vocables, leur flux recouvre un silence terrible, qui s’étale – tout d’abord dans les temples, qui se changent en tombeaux pompeux, puis dans leurs parvis» (in Traité du rebelle, op. cit., p. 142). Or, il est assez facile de constater que Les falaises de marbre témoignent d'une invincible nostalgie d'un ordre supérieur, un âge d'or où les maîtres enseignaient à leurs élèves, où le monde semblait plus parfaitement qu'il ne l'est aujourd'hui enserré dans la nasse d'un savoir qui ne s'était pas coupé de la nature conçue comme le livre du monde.
Nous pourrions aussi penser que c'est la destruction volontaire de ce que nos deux héros appellent des «modèles» (cf. p. 32) qui d'une certaine façon préfigure et annonce le règne des ténèbres que le grand Forestier veut imposer aux habitants de la Marina : «Nous aimions aussi créer des images, que nous nommions des modèles. C'étaient trois ou quatre phrases écrites sur un feuillet en un mètre bref. Il s'agissait de saisir en chacune d'elles un fragment de la mosaïque du monde, tout comme on serti des pierres en un métal. Pour ces modèles aussi nous étions partis des plantes et nous revenions sans cesse à elles. C'est ainsi que nous décrivions les choses et leurs métamorphoses, du grain de sable à la falaise de marbre, et de la fugace seconde à la vaste année. Le soir venu, nous réunissions ces feuillets, et quand nous les avions lus, nous les brûlions dans la cheminée» (p. 32). Rien de moins comparable à ces lignes chantant la magique fugacité du monde que la volonté réellement satanique du juge Holden, dans Méridien de sang de Cormac McCarthy, d'épuiser la création en notant sur les pages de son cahier tout ce qui passe sous son regard. Pour Jünger, écrire, c'est-à-dire, sur les brisées de Linné, nommer, c'est tenter de saisir la beauté éphémère de la nature puis, par le geste de destruction des feuillets que l'on dirait pur jeu, c'est rendre les mots imparfaits, par le feu qui les a consumés et, en quelque sorte, magnifiés, à l'impermanence fondamentale de toute chose, leur liberté d'êtres vivants, leur perfection dernière. En détruisant la forme de ces «modèles» qui ont pourtant requis tout le déploiement de leur science, comme s'ils maîtrisaient à la perfection ces randonnées savantes parmi «les dates et les autorités» (p. 23), frère Othon et son compagnon célèbrent ce qui se tient face à nous dans ses perpétuelles métamorphoses, la vie, sa réelle présence (2) alors que, en tissant patiemment sa toile diabolique, le grand Forestier plonge le monde dans «la décadence, où s'efface la forme en laquelle notre vie profonde doit s'accomplir» (p. 35). Leçon ambiguë de Jünger, puisque cette forme censée accomplir notre vie profonde est la destruction, mais une destruction qui ne serait point barbare mais au contraire sage, ordonnée par le savoir de la tradition transmise pieusement de livre en livre.
Ce n'est donc point un hasard si s'opposent dans ce beau texte de Jünger deux forces qu'une lecture superficielle pourrait confondre : celle de la dévastation, dont l'écrivain décrit l'inexorable montée, la surrection puis la multiplication rhizomique au moyen d'une foule d'images et de comparaisons («fouillis de champignons» p. 67, «marée de destruction» p. 84, «réseau des moisissures» p. 85, «puissances inférieures» p. 87, etc.). Celle ensuite que nous pourrions caractériser comme étant apocalyptique, inspirée dirait-on, je l'ai dit, du poème de William Butler Yeats, The Second Coming (cf. p. 71), au sens premier de ce mot qui désigne une révélation et, dans le texte de Jünger, l'évidence qui fait de la mort non point la disparition de la vie mais sa transformation nécessaire, sa métamorphose essentielle, au sens premier de l'adjectif. Il s'agit ici d'une puissance d'anéantissement parfaitement indissociable de la puissance d'engendrement, comme les deux personnages de notre livre le remarquent plusieurs fois. C'est à propos de la contemplation des prodiges discrets des plantes que Jünger peut ainsi écrire : «Fraîche et délicatement la figure ainsi formée semblait être également indestructible, dans l'éclat tout spirituel de sa symétrie. Un frisson nous saisit alors; nous sentîmes combien le délice de vivre et le délice de mourir étaient en nous profondément unis» (p. 81). Ailleurs (pp. 87-8), nos deux héros comprennent avec «allégresse, que la destruction demeure étrangère aux éléments et que son illusion roule à leur surface pareille au flot des fantômes brumeux qui ne résistent point au soleil». C'est ainsi qu'il me semble étrange de faire du romancier Jünger, au sens politique du terme, un conservateur, voire un réactionnaire, alors qu'il me fait bien davantage penser à un de ces millénaristes érudits et intransigeants qui, non contents d'appeler au feu régénérateur, en allumaient bien souvent quelques foyers : «On ne revient pas en arrière pour reconquérir le mythe; on le rencontre à nouveau, quand le temps tremble jusqu’en ses bases, sous l’empire de l’extrême danger» (in Traité du rebelle, op. cit., p. 63). Peut-être aussi Jünger, homme qui n'a jamais cessé de lire tout au long de sa très longue vie, se souvenait-il du sens que certains mages prêtaient au terme infamant INRI clouée au-dessus de la tête du Christ supplicié, Igne Natura Renovatur Integra...
J'ai évoqué plus haut, afin d'insister sur la spécificité de cet acte de destruction non seulement nécessaire mais, d'une certaine façon, purificateur, vital aux yeux de Jünger, l'exemple des feuillets volontairement brûlés par les deux compagnons d'armes et d'étude. Nous constatons qu'ils possèdent aussi un miroir, ayant appartenu à un certain Nigromontanus, aux propriétés telles qu'il est capable de concentrer «les rayons solaires en un feu d'une puissance extrême» (p. 91). Voici les termes mêmes par lesquels est caractérisée la puissance de ce miroir : «chaque chose qu'on enflammerait à l'aide de ce miroir serait mieux préservée au domaine invisible que derrière des portes cuirassées. Elle serait emmenée par une flamme qui ne montrait ni fumée ni vil rougeoiement dans le règne qui est-delà de la destruction» (Ibid.).
Si la destruction est nécessaire, c'est parce qu'elle seule est capable de mettre un terme à la lente décadence, plus menaçante que mort violente, décadence qui sembla fasciner Julien Gracq qui pourtant, lorsqu'il la mit en scène sans beaucoup de vision dans ses romans eux-mêmes baignant dans une atmosphère de moite langueur, oublia apparemment la leçon virile de Jünger : la force seule, qui est avant tout œuvre de l'esprit (3) bien davantage que du corps et du fracas des armes, la force seule peut enrayer la descente ou la dérive, si la force est le sens de l'honneur retrouvé, le dernier rempart derrière lequel s'abritent et non se dérobent les vrais combattants, qui se tiennent debout lorsque les larves les cernent et que les plus valeureux eux-mêmes ont failli (4). La décadence, incarnée par le jeune prince Sunmyra sur le visage duquel on remarque «le trait de la grandeur héréditaire, et ce trait contraire aussi que la terre imprime sur tout héritage», puisque ce dernier est qualifié par Jünger de «richesse des morts» (p. 115), la décadence n'est peut-être pas le danger le plus visible qui guette la Marina, mais sans doute est-il le plus redoutable, bien plus redoutable en fin de compte que l'horreur entrevue lors de la conradienne (5) scène de la cabane d'équarrissage (cf. pp. 104-110).
C'est donc l'heure du grand combat, vers lequel Les falaises de marbre s'orientent tout entières comme à l'instant éphémère où les derniers rayons de l'astre du jour leur donnent un éclat insoutenable, métallique, alors que le cœur aventureux par excellence qu'est Jünger escompte, du choc de la bataille et peut-être même de la guerre dévastatrice (6), une refondation puisque, lorsque la «chasse royale commence», c'est en elle et par elle que «le monde physique et le monde métaphysique ne sont plus séparés que par une mince pellicule» (7), à moins que, comme toujours avec Jünger, la chasse elle-même, malgré l'évidente volupté qui en signe la fureur (8), ne soit qu'une affaire de langage et la renaissance rêvée par ce grand aristocrate (ou anarque ?) de l'esprit, une œuvre du verbe : «C’est la proie la plus précieuse du chasseur, la proie qui touche à l’être lui-même et, si simple qu’elle paraisse, elle ressemble pourtant à une nomination dans le domaine du langage, à l’un de ces mots pour des choses bien connues, qui soudain touche la cible et y reste attaché pour toujours. Cela ne peut arriver que si celui qui parle n’a pas parlé seul, et si la chose aussi a parlé en lui. Toute langue est un livre d’aventures où s’est inscrite l’histoire de coups de filet et de razzias inouïs» (9).
Et c'est sans doute pour cette raison que les seuls combats que le livre de Jünger nous donnera à voir des deux personnages principaux (même s'il nous renseigne sur leur passé de guerriers) sont ceux qu'ils ont livrés au monde entier des choses et des signes afin, par leur savoir livresque, de lui conférer un ordre, comme si l'auteur jouait en fin de compte avec ses marionnettes et ses lecteurs, pressé (un peu trop quand même) de conclure en revenant à la «paix de la maison paternelle» (p. 172, alors que le narrateur, lui, semble si peu préoccupé par le sort de son propre fils), amusé de leur refuser ce que, de toute façon, il eût été incapable de leur donner par des mots, une révélation, se contentant donc de nous en offrir le pressentiment : «Il est des signes, des similitudes et des clés de toute nature – nous sommes pareils à l’aveugle qui, incapable de voir, ressent pourtant la présence de la lumière à celle, plus vague, de la chaleur» (Le contemplateur solitaire, op. cit., p. 37).

Notes
(1) Jünger, comme Rimbaud, aura toute sa vie été à la recherche du langage parfait : «Le langage dont je rêve doit être compréhensible, ou totalement incompréhensible, jusque dans la moindre de ses syllabes, discours d’une concentration suprême, qui seule rend capable du suprême amour» (
Lettre de Sicile au bonhomme de la lune
, in Le marcheur solitaire, op. cit., p. 30).
(2) «Nous languissions après la présence, après la réalité, et nous serons précipités dans la glace, le feu ou l'éther pour nous dérober à l'ennui», Ernst Jünger, Sur les falaises de marbre [Auf den Marmorklippen, 1939] (traduction, qui aurait tout de même gagné à être relue et corrigée, d'Henri Thomas, Gallimard, coll. L'Imaginaire, 1999), p. 36. Toutes les pages entre parenthèses, sans autre précision, renvoient à cette édition.
(3) Sans doute parce que la force, comme le génie, découvre ce qui existe de toute éternité : «Il n'avait pas assez de finesse pour sentir que notre bêche exhume infailliblement tout ce que déjà notre esprit avait trouvé [...]», p. 114.
(4) «On voit les faibles déjà céder, quand les premiers brouillards à peine s'élèvent, mais la caste des guerriers elle-même est prise d'hésitation, lorsqu'elle voit le peuple des larves monter des profondeurs à l'assaut de ses bastions», p. 107. À rapprocher des vers de W. B. Yeats : «The best lack all conviction, while the worst / Are full of passionate intensity», vers qui rappellent eux-mêmes l'Apocalypse de Jean.
(5) Il me semble que Jünger se souvient dans ce chapitre du Cœur des ténèbres, plus spécifiquement de la scène fameuse où Marlow contemple, depuis son bateau, les étranges totems sur lesquels trônent des têtes desséchées qui gardent l'entrée du repaire de Kurtz. Si la connaissance directe que nous avons de Kurtz est précédée par de folles rumeurs sur ses actes, le grand Forestier n'est puissant que du «nuage de crainte» qui l'annonce : «De même qu’en montagne un épais brouillard annonce les tempêtes, un nuage de crainte précédait le grand Forestier. Un nuage de crainte le voilait, et je suis persuadé que c’est là qu’il fallait voir sa force, bien plus qu’en sa personne même. Il ne pouvait agir que lorsque les choses en étaient venues à vaciller d’elle-mêmes, mais une fois là, ses forêts l’aidaient à se jeter sur le pays» (p. 41). Quoi qu'il en soit, l'esthétique du démoniaque procède toujours par la vision de quelques pans de réalité dévoilée, comme au travers d'un soupirail disait Barbey d'Aurevilly, plutôt que par la contemplation d'une scène tout entière étalée sous le regard : «Nous autres hommes ne regardons de telles visions qu'en retenant notre souffle, et comme à travers une mince fente» (p. 149).
(6) «[…] les guerres dévastatrices sont les portes les mieux faites pour entrer dans des zones décisives de l’âme, et pour laquelle, lors des nouveaux déploiements de l’image du monde, lors des révolutions, la donnée brutale du sang qui coule est plus bouleversante et plus féconde que tout bouleversement spirituel» (Le cœur aventureux, Gallimard, 1995, p. 161).
(7) Le contemplateur solitaire, op. cit., p. 365 d'un texte intitulé Matinée à Antibes).
(8) Cf. p. 153 : «Le vieillard [Belovar] avait lutté vaillamment, car autour de lui gisait une moisson d'hommes et de chiens. Il avait ainsi trouvé une mort à sa mesure, dans le tourbillon de la chasse terrible où de rouges chasseurs harcèlent à travers les forêts le gibier rouge, et dans laquelle mort et volupté sont profondément unies.»
(9) Le cœur aventureux,op. cit., pp. 135-6.