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18/09/2016

Les entretiens philosophiques d'Alain de Benoist, par Francis Moury

Photographie (détail) de Juan Asensio.

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19/02/2008

Spectres de l'Europe, par Thierry Giaccardi



Rappel de la dispute sur l'Europe (Francis Moury, Thibault Lanoy, Pierre Cormary et Serge Rivron) :
En Euroland..., par Serge Rivron.
Pro Europa, par Francis Moury.
Qui est contre l'Europe ?, par Serge Rivron.
Pro Europa, 2, par Francis Moury.
Pro Europa 3, par Francis Moury.
Pour un Oui ou pour un Non, par Thibault Lanoy.
Heureux et fier... Mais après ?, par Serge Rivron.
Requiem pro Europa ?
, par Francis Moury.
La forfaiture, par Serge Rivron.
Deux imbéciles et un collabo (constipé) : Serge Rivron, Juan Asensio et Pierre Cormary.
La Grande Porte qui ne mène nulle part, par Jean-Luc Evard.

a304bae2eafe80797977c93ab74a58ea.jpgLa revue Éléments publie en ce mois de février un long dossier sur l’Europe, dont la parution était prévue originellement courant janvier, plus ou moins dans le même temps où les députés et les sénateurs français se réunissaient en Congrès afin de modifier la Constitution française, préalable nécessaire à la ratification du Traité de Lisbonne (il nous semble bien difficile de mesurer les conséquences néfastes d’un tel traité, contrairement à un Nicolas Sarkozy qui ne doute pas, ou plutôt qui ne se doute de rien, si on en croit son allocution officielle télévisée du 10 février). Il est vrai qu’on n’en attendait pas moins d’une revue dont la raison d’être est intimement liée à celle du GRECE, le Groupe de recherche et d’études pour la civilisation européenne. Nous en retiendrons le beau texte d’Alain de Benoist, une des figures les plus singulières de l’intellectuel français. Texte didactique, foisonnant d’idées profondes et justes, n’en citant pas moins des individus aussi médiocres que François Bayrou (avec une certaine approbation, étonnamment...) (1), la thèse principale qui en ressort est la nécessité de créer un Empire : «le modèle de l’État-nation n’étant pas viable, vers quel modèle alternatif se tourner ? L’histoire de l’Europe en suggère un : celui de l’Empire. Peter Sloterdijk est précisément l’un de ceux qui ont perçu l’affinité entre la construction européenne et le modèle impérial» (2). Ce qui est fort juste si on se place sur le plan des relations internationales : l’État-nation européen ne pèse plus rien face aux grands pays, ces «économies-mondes» ou «systèmes-mondes», que sont la Chine, l’Inde, les États-Unis, le Brésil et la Russie.

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17/12/2007

Solstice d’hiver, par Thierry Giaccardi



À Raphaël Dargent.

Il y a sans nul doute une pensée du solstice comme il y a une pensée de l’équinoxe, la première n’étant certainement pas propre à la maçonnerie comme certains l’affirment bien imprudemment (1). Ce sont possiblement deux grandes manières de penser le monde, d’en suivre les grands rythmes cosmiques, les saisons, les jours et les nuits : une pensée des extrêmes par rapport à une pensée du milieu, mais encore une pensée contredisant à angle droit certaines vérités acceptées plus ou moins avec une certaine mollesse d’esprit. La pensée du solstice est une pensée altière, radicale, qui déséquilibre le statu quo lorsque celui-ci entérine certaines inversions de perspective de peur de susciter des réactions violentes. Jésus est né au solstice d’hiver selon la tradition, (il serait trop long de méditer sur toute l’iconographie chrétienne représentant Jésus en Christ chronocator). Or, comme le rapporte Matthieu, Jésus dit : «n’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre», (Matthieu, 10, 34). Paroles qui ne peuvent se comprendre que comme l’expression d’une pensée du solstice. Viennent aussi à l’esprit les portes solsticiales du monde romain et le Dieu Janus, que le roi Numa, par une intelligence très fine des phénomènes traditionnels, décida de fêter justement au mois de janvier (januarius) (2). La géométrie, même sacrée, n’est pourtant que la science des transitions successives des formes humbles ou grandioses, et même si elle est un langage universel, elle n’en est sans doute pas le plus important.

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