22/04/2008

Extrait de Maudit soit Andreas Werckmeister !

Il s'agit bien évidemment d'un extrait des Harmonies Werckmeister de Béla Tarr.

Exposition du cadavre

«Et que nous reste-t-il, à nous, les déicides ?
Pour qui travailliez-vous, démolisseurs stupides,
Lorsque vous disséquiez le Christ sur son autel ?»
Alfred de Musset, Rolla.


Apparemment, les innombrables dysfonctionnements liés à la distribution de mon quatrième livre, couacs dont nul, bien évidemment, n'est ou ne se sent responsable, sont en passe d'être résolus comme l'indique mon éditeur, Irénée Lastelle. Il était temps, n'est-ce pas ?
Apparemment encore, sans nouvel imprévu bien sûr qui finirait par me faire soupçonner l'action de quelque malin gnome mécanicisé, mon livre sera disponible dès demain dans les bonnes librairies que j'ai citées.
Quelques attachées de presse et amitiés du monde éditorial m'ont donné des conseils (plus ou moins pertinents; certains : très...) quant aux éventuels journalistes qui pourraient être intéressés par semblable livre si peu recommandable puisqu'il évoque tout de même : la nullité actuelle, solipsiste, onaniste (c'est sans doute se répéter inutilement), tiers-mondiste, bref, bien-pensiste de la littérature française, la nullité prétentieuse de deux démarches paraît-il critiques (celles de François Meyronnis et Richard Millet) prétendant sauver du désastre cette même catastrophique littérature française qui devrait, effectivement, crever une bonne fois pour prétendre renaître, littérature française dénuée de toute forme d'ambition intellectuelle, et que dire de celle qui est spirituelle, l'unique voie de sortie de cette situation de mort clinique et qui est, effectivement, un réel passage, une plongée dans les maléfices de la voix du Prince, envers du décors, contrepoint grotesque, parasite habituel de la baleine, cet animal que Dieu a sans doute créé pour s'amuser, dans un geste de pure et réelle enfance.

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