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14/03/2012

La Folie Baudelaire de Roberto Calasso

Crédits photographiques : Shaun Botterill (Getty Images).

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11/06/2009

Avec Poe jusqu'au bout de la prose d'Henri Justin

Crédits photographiques : Thomas Deerinck.

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03/04/2008

La Ville, son archange de misère, l'espérance (Un cauchemar, 2)

Crédits photographiques : Jack Delano.

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20/09/2007

Synesthésies

Gustave Doré, illustration pour l'Enfer de Dante, chant 5

«Le souffle impétueux de l'éternel orage
Emportait les esprits comme au gré de sa rage,
Les roulant, les heurtant avec ses tourbillons.»
Dante, L'Enfer, Chant 5, second cercle, les voluptueux emportés dans un éternel ouragan (traduction de Louis Ratisbonne).


L'histoire des représentations picturales de certains personnages et scènes littéraires célèbres, dont la célébrité même s'est trouvée accrue par cette débauche d'images est proprement immense. Vieille de plusieurs siècles, ayant fasciné des générations d'artistes ou de badauds, consubstantielle à l'histoire de l'Occident et à son triomphe planétaire, nous assistons à sa fin, du moins à son éclipse, comme Martin Buber pouvait évoquer l'éclipse de Dieu.
Une éclipse de l'image postérieure à celle de Dieu (1), alors même que l'image universelle paraît avoir envahi chaque micron resté scandaleusement vierge, férocement iconoclaste de nos vies ? La proposition fera immanquablement sourire. Et pourtant, je persiste à penser que la grande tradition picturale se nourrissant des images inventées par les écrivains touche à sa fin, semble s'étioler misérablement. Que l'on me signale, ainsi, bien sûr pour me contredire, quelque roman, quelque personnage de roman, quelque scène marquante récents qui aient inspiré un peintre d'importance (ce qui peut s'acheter), voire de talent (ce qui est une denrée moins monnayable). De tels exemples ne viennent pas immédiatement à l'esprit et ils restent de toute façon risiblement peu nombreux.
La littérature française, à mesure qu'elle devient naine et commente sans fatigue sa drastique transformation, ne nourrit plus aucun imaginaire : rapetissant ainsi jusqu'à nous contraindre à utiliser très prochainement le microscope à balayage électronique, elle est tout juste bonne à faire germer quelques grossières, pataudes, affreuses, elles-mêmes microscopiques images (malgré la vulgarité de leurs effets spéciaux, ces images sont déjà oubliées avant que d'avoir été vues) dans la cervelle réduite d'un Matthieu Kassovitz et cela donne : Babylon AD, dans celle d'un Enki Bilal, considéré par nos petits journalistes parisiens comme la plus évidente réincarnation de Léonard de Vinci, et cela donne le pitoyable et très périssable navet intitulé Immortel.

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21/08/2007

L’écholalie. Origines de l’œuvre d’art : Baudelaire et «le cas Wagner», par André Hirt

Charles Baudelaire


J'accueille dans la Zone, avec beaucoup de plaisir, André Hirt, auteur, parmi bien des ouvrages mentionnés ci-dessous, d'un remarquable essai sur Karl Kraus, que j'ai lu il y a quelques années et que je continue de citer, L'Universel reportage et sa magie noire (Kimé).
Mon plaisir est d'autant plus vif que la longue étude, inédite pour le moment puisqu'il s'agit d'une conférence, qu'André Hirt m'a autorisé à publier évoque des auteurs, notamment Charles Baudelaire pour lequel je nourris une admiration sans faille, mais aussi Wagner et Nietzsche, qui finalement sont assez peu ou pas du tout présents dans la masse désormais impressionnante des textes composant ce site.

Bibliographie d'André Hirt (ouvrages parus aux éditions Kimé)
- Baudelaire, L'Exposition de la poésie (1998).
- Versus, Hegel et la philosophie à l'épreuve de la poésie (1999).
- Il faut être absolument lyrique, une constellation de Baudelaire (2000).
- L'Universel reportage et sa magie noire (Karl Kraus, le Journal et la philosophie) (2002).
- Musil, le feu et l'extase (2003).
- L'Étoilement de l'existence (2005).
- L'Idiot musical, Glenn Gould, contrepoint et existence (avec Philippe Choulet) (2006).
- Le poème de la raison - Descartes (2006).

Ouvrages à paraître
- L’Origine des Larmes (en collaboration avec Isabelle Howald).
- Le Lied, la langue et l’histoire (Le Lied romantique, Hugo Wolf et Thomas Mann).
- La démonstration de la poésie (Trakl, Celan et Hölderlin).

À l'heure actuelle, ces trois ouvrages se trouvent être, assez scandaleusement à mon sens, sans éditeur.

L'article d'André Hirt, ici.