Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2008-05 | Page d'accueil | 2008-07 »

30/06/2008

Enquête sur le roman, 2



2 – Par corrélation, et une fois retenue la problématique de la Forme et du Fond, une telle normalisation de l’expression littéraire pourrait-elle provoquer logiquement, en retour, une normalisation des contenus, c’est-à-dire des modes de pensée et, plus profondément, des imaginaires ?

Bien sûr, vous avez tout à fait raison. Joseph Conrad remarque dans ses Propos sur les lettres que les livres sont les objets les plus proches de nous, puisqu’ils sont vivants.

Lire la suite

25/06/2008

Enquête sur le roman, 1

Les photographies illustrant cette note et les trois qui suivront sont extraites de la série intitulée The Morgue réalisée en 1991 par Andres Serrano.


Je donne à lire l'intégralité de mes réponses aux questions posées par Arnaud Bordes, Stephan Carbonnau et Serge Takvorian à des écrivains et essayistes, dans un très beau volume paru en 2007 aux éditions du Grand Souffle intitulé Enquête sur le roman.
Je me souviens d'avoir relu, pour répondre aux cinq questions adressées à l'ensemble des intervenants, l'Enquête sur l'évolution littéraire menée par Jules Huret et publiée en 1891, où j'avais noté cette plaisante remarque, sous la plume du comique (finalement pas tant que cela) Sar Péladan : «Je crois que l’avenir est aux filles, en art comme en tout, car je crois à la fatale et imminente putréfaction d’une latinité sans Dieu et sans symbole» (in Jules Huret, op. cit., José Corti, 1999, préface et notices de Daniel Grojnowski, p. 83). Apparemment, le risible Joséphin, dont les pieds sales incommodaient les narines de Léon Bloy pourtant habituées aux plus suffocants fumets zoliens, semblait toutefois suffisamment lucide pour prédire, comme l'affirma Philippe Muray dans un essai magistral et finalement peu lu, que le XIXe siècle socialo-occultiste n'en finirait pas de crever sur le cadavre du XXe et même, sans doute, sur celui du XXIe.

831779519.jpg1 – La littérature peut-elle être encore pensée en termes d’évolution, de révolution ? En d’autres termes, face aux impératifs commerciaux, qui tendent, semble-t-il, à la niveler en la réduisant, par exemple, à ne plus ressortir qu’au seul genre du roman, reste-t-elle cet espace (que l’on dit sacré) de liberté, ce lieu de tous les possibles ?

De révolution, je n’en sais rien car ce n’est pas l’art qui fait les révolutions mais les révolutionnaires il me semble, n’en déplaise aux surréalistes et aux Netchaïev de salon de la revue Ligne de risque.

Lire la suite

20/06/2008

Un peu de langue pour prier : réponse à Dominique Autié


«Oreilles closes, j'entends au-delà du déferlement des mots la muette mise à mort du Verbe.»
Armand Robin, La Fausse parole.

«Il y a des gens qui font la critique de l’Himalaya caillou par caillou. L’Etna flamboie et bave, jette dehors sa lueur, sa colère, sa lave et sa cendre; ils prennent un trébuchet, et pèsent cette cendre pincée par pincée [...].»
Victor Hugo, William Shakespeare.


Au commencement de ce dialogue :
Toile infra-verbale.
Un peu de langue pour prier, réponse de Dominique Autié, auquel le texte ci-dessous fait, donc, suite...

Voici une ancienne note, réponse parfois gentiment amusée (j'ai ainsi conservé l'illustration d'origine) à un beau texte (comme presque toutes les fois qu'il publie sur son blog, l'habitude est désormais prise, exaltante pour ses lecteurs...) de Dominique Autié.
Je ne l'ai bien sûr absolument pas modifiée, y compris dans un passage qui pourra se révéler désagréable à l'égard d'Alina Reyes, que je n'ai guère ménagée dans la Zone. Qu'elle ne me tienne donc point rigueur, si elle me lit, de ces vieilles phrases.
Reste que par son sujet, ce texte peut sans nul doute servir de base de réflexion véritable (et non point superficielle) à la question qui semble faire frémir tous les journalistes de France à peu près normalement constitués, à savoir, le phénomène des blogs, singulièrement celui des blogs dits littéraires.
À tout le moins, ce texte prolongera fort aisément l'article hélas parfaitement insignifiant et plus que vague (mais, comme ils disent, sympathique) d'Anthony Palou récemment paru dans Le Figaro Magazine, qui n'évoque la Zone que par le petit bout de la lorgnette.

Lire la suite

11/06/2008

Maudit soit Andreas Werckmeister !, par Henri Du Buit

Photographie de F. Javier Alvarez Cobb (intitulée Venta del corazon de la literatura), extraite de la série intitulée Autopsia, en référence à ce blog.


Rappel :
Cette note critique d'Élisabeth Bart contient une revue de presse consacrée à mon livre.
Sur les ouvrages d'Henri Du Buit : Tu n'écriras pas mon Nom et Ce qui est écrit est écrit.

Au début on a autant de mal à lire l’ouvrage de Juan Asensio qu’à prononcer son titre : Maudit soit Andreas Werckmeister !
La difficulté vient du sujet. Il s’agit en effet de la description du cadavre de la Littérature.
Étudier le vivant est chose difficile, ne faut-il pas endormir le sujet ou le tuer ? Chacun a déjà disséqué une grenouille ou un rat. Ce qui est gênant c’est surtout l’odeur du chloroforme. Sous le scalpel d’Asensio l’odeur est terrible et va s’amplifiant : l’odeur de la mort n’a pas les yeux de Brad Pitt mais bien ceux de la décomposition.

Lire la suite

10/06/2008

Vous aurez la guerre : Loïc Lorent, Michel Crépu et Guy Dupré

Crédits photographiques : David Guttenfelder (Associated Press).

Lire la suite

07/06/2008

Pour saluer Dominique Autié : l'art de Lascaux, Altamira et Vilhonneur

Crédits photographiques : Kyodo (Reuters).

Lire la suite

04/06/2008

Maudit soit Andreas Werckmeister !, par Elisabeth Bart

Crédits photographiques : Robert F. Bukaty (Associated Press).

Lire la suite

01/06/2008

Jünger le subtil, par Dominique Autié (Infréquentables, 1)

Julie Jacobson (AP Photo).


Lire la suite