25/02/2010
Surréalisme et réalisme dans la trilogie autopunitive d’Alexandre Mathis, par Francis Moury

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15/12/2009
Surréalisme et réalisme dans le nouveau triptyque d’Alexandre Mathis, par Francis Moury
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18/10/2009
Danse macabre d’Antonio Margheriti, par Francis Moury

09/10/2009
Edgar Allan Poe dans la Zone

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07/09/2009
L'effondrement de la Zone
14/06/2009
Le démon de la perversité : Youssouf Fofana et l'aveu

11/06/2009
Avec Poe jusqu'au bout de la prose d'Henri Justin

08/06/2009
Au-delà de l'effondrement, 6 : Les aventures d'Arthur Gordon Pym d'Edgar Allan Poe

08/05/2009
L'Invitation chez les Stirl de Paul Gadenne

Voici comment Robert de Montesquiou (in L'Inextricable Graveur, Rodolphe Bresdin, H. Floury, 1913, pp. 31-2) présente cette Maison enchantée : «Une des plus mystérieuses planches est celle que Bresdin lui-même intitulait Arcachon, du titre banal d'un lieu qui, sans doute, lui fournit le motif de cette illustration singulière. C'est, en effet, de prime abord, un vulgaire chalet de bains de mer qu'on a sous les yeux [...]. Mais cette niaiserie architectural ne fait que mieux valoir les détails qui, peu à peu, surgissent, troublants et pleins de hantise. Des tourelles s'érigent, des vitraux s'entr'ouvrent, des balcons, tels que des corbeilles, s'emplissent de femmes aux costumes orientaux et aux longs voiles. Des oiseaux voltigent dans le ciel bouclé et parmi les denses feuillages. Une grille close règne au devant de l'immeuble de rêve. Sur le premier plan, une pastourelle, sa quenouille à la main, son marmot à ses trousses, garde tout un troupeau de bêtes aumailles et de leurs chiens, d'ânes et de brebis, et tout un poulailler dispersé, jusqu'aux poussins qui viennent d'éclore. Et tout ce monde velu et emplumé, marbré des taches blanchâtres d'une énigmatique clarté qui frappe la façade du chalet comme d'une rongeuse pâleur de clair de lune, se tient aux abords de cet habitacle féérique et bourgeois, prisonnier derrière sa grille.»
Le texte suivant, dont je ne donne que les premières pages dépouillées de leur apparat critique, a été recueilli dans La Littérature à contre-nuit paru aux éditions Sulliver.
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05/04/2008
Le Spleen de Néris-les-Bains, petites pensées en prose, par Francis Moury

Cher Juan.
Malhabilement, je tente d'écrire dans le noir — simplement éclairé par la lueur blafarde de mon écran portable dont je manipule le clavier avec moins d'aisance que celui de mon ancien ordinateur fixe qu'il me tarde de réutiliser — depuis ma fenêtre donnant sur la place solitaire et obscure, à cette heure déjà tardive de la nuit, du casino de Néris-les-Bains, mes impressions, suite à ma lecture de ta très belle critique du texte de E. A. Poe.
C'est une de tes plus belles critiques, portées par une suggestion pointue de Boutang concernant, en effet, l'idée d'un temps sans faille, réconcilié, in illo tempore auquel s'oppose de toute évidence le temps non-réconcilié de la conscience morbide puis d'un univers devenu lui-même morbide. Conscience et maladie ne sont jamais très éloignées chez Poe : elle entretiennent un rapport dialectique. Celui qui l'a le mieux montré est sans doute Gordon Hessler dans le plan final du génial The Oblong Box [Le Cercueil vivant] qu'il tourna vers 1970 : davantage qu'une adaptation, il s'agissait d'une amplification démentielle portant à l'incandescence certains des thèmes les plus authentiquement fantastiques du conteur de Baltimore si passionnément psychanalysé par Marie Bonaparte !
Il y a une conscience de la vie et une conscience de la mort chez lui, comme il y a en psychanalyse une pulsion de mort et une pulsion de vie. La nostalgie de l'être (Ferdinand Alquié), celle du Paradis perdu dans la mythologie primitive (Mircéa Eliade et tant d'autres) sont «le classique» de la position. La désolation, la ruine sensible de leur aperception, sont «la modernité» de la contre-position. La synthèse est une curieuse «anti-folie» pour reprendre le terme utilisé par Paul-Hervé Mathis dans son article déjà ancien mais filmographiquement remarquable paru sur Edgar Poe dans un beau numéro de la revue Écran de 1977 qui comportait une image du Corbeau de Corman en couverture. Il faut lire aussi la section Corman du très bel article de Lise Frenkel sur Cinéma et psychanalyse paru vers 1971, article d'ailleurs commenté trop vite par Jean-Marie Sabatier dans ses beaux Classiques du cinéma fantastique (éditions Balland, 1973).
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