27/11/2011

Antoni Casas Ros, une imposture pas même littéraire ?

Crédits photographiques : Alex Brandon (AP Photo).

Lire la suite

14/11/2009

Pierre Assouline : la douceur de votre commerce l'enrichit

Crédits photographiques : Jim Edwards.

Lire la suite

19/05/2009

Que faire ?

Francisco de Goya, Qué hai (sic) que hacer más ?, planche n°33 de la série intitulée Desastres de la guerra (date de réalisation de la gravure : entre 1810 et 1815, publication : 1863).


«Si vous désirez une image de l’avenir, imaginez une botte piétinant un visage humain… éternellement.»
George Orwell, 1984 (Gallimard, coll. Folio, 2001), p. 377.

«Preventief ruimen lijkt de enige optie.»
Commentaire kurtzien que l'on traduira, tout aussi expéditivement, par : «L'abattage préventif semble être la seule option.»


Addendum du 19 mai 2009 : informations sur les circonstances et l'identité de l'homme, VIVANT, sauvagement agressé.

Lire la suite

16/04/2009

La malfrance, la vraie

«Des intelligences qui, devant le danger menaçant, vont se pelotonner au creux d'une faille de leur être intime, il y en aura à jeter aux cochons.»
Karl Kraus, En cette grande époque (1914) in Cette grande époque (Petite Bibliothèque Rivages, 1990), p. 199.

Lire la suite

25/11/2008

D'un silence assourdissant : sur l'assassinat d'Anne-Lorraine Schmitt

Crédits photographiques : Niccolò dell'arca, Compianto sul Cristo morto (Chiesa di S. Maria della vita, Bologna).


«Hommes d'aujourd'hui, savons-nous aimer les femmes, saurions-nous les pleurer ?».
Guy Dupré, La sonnerie aux mortes in Je dis nous (La Table ronde, 2007), p. 49.


«Mes chers amis, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu, car l'Écriture déclare : «C'est moi qui tirerai vengeance, c'est moi qui paierai de retour» dit le Seigneur.»
Épître aux Romains, 12, 19.

«Mais enfin pourquoi aurais-je gardé un cœur pur, lavant mes mains en l'innocence ?».
Psaumes, 73, 13.

Lire la suite

06/10/2008

Le maljournalisme à la française : une année au Celsa

Lire la suite

26/08/2008

Entretien avec Roman Bernard : un peu de journalisme, beaucoup de maljournalisme et le Celsa en guise de cerise sur le gâteau

«It's not for real
It's just passed the time
It's not real
All I do is rhyme

It's not real
It's just passed the time
All I do, all I do is rhyme.»
Tricky, For real, extrait de l'album Juxtapose.


Le hasard, donnons à la mystérieuse loi qui nous gouverne un nom commode qui n'est bien évidemment pas le sien, le hasard fait bien les choses comme disent ma boulangère et tel pigiste du Parisien. Lisant l'un des ouvrages qui, selon Guy Dupré, constituent l'essence secrète de la littérature française, le magnifique et crépusculaire Solstice de juin de Henry de Montherlant, je suis frappé par les propos de simple bon sens que le général Jean-Louis Georgelin a livrés au Figaro du 22 août (1), où il affirme quelques évidences aisément oubliées (ou simplement occultées) par les cervelles de moutons de nos compatriotes, comme celle-ci :

Lire la suite

29/03/2008

Michel Fourniret, le monstre épris d'orthographe



«La présence d'une assistance composée de x fois plus de curieux et de désœuvrés de toute qualité que de personnes concernées musèle inévitablement le coupable que je suis c'est-à-dire un être mauvais et dénué de tout sentiment humain.»
Michel Fourniret, extrait d'une lettre manuscrite remise le 27 mars à ses juges.


On comprend que les journalistes (ils ne m'en voudront pas si j'ai appliqué, au titre de cette note, leur démagogie grossière) qui couvrent, au nombre de plusieurs centaines, le procès de Michel Fourniret puissent se sentir visés, eux qui, curieux et désœuvrés par excellence, écrivent de plus en plus souvent un français truffé de fautes (avant que le secrétaire de rédaction ne l'amende... plus ou moins).
On comprend que le pigiste du Monde (qui bien sûr n'a fait que recopier les très pauvres dépêches de l'AFP et de Reuters) affirme que le style de Fourniret est ampoulé (terme utilisé à l'identique par Le Figaro qui, lui, ne cite pas Reuters et l'AFP mais reprend pourtant tel quel leur vocabulaire...) alors qu'il n'est, tout au plus, que correct.
C'est peut-être ce souci de qualité orthographique (un vilain h s'est toutefois glissé à la fin du terme azimut, faute sans doute due à la lecture de quelque mauvaise presse durant la détention en prison du tueur) et cela seulement qui, une seconde durant, rendra touchants les efforts que Michel Fourniret fait pour s'adresser aux hommes, ses frères, avec une politesse surannée.

28/03/2008

La fadeur des blogs littéraires

Ceci est bien évidemment un nombril (pas le mien toutefois).


Il fallait bien que cela arrive puisque nous sommes dans le Réseau où la liberté est une idole aussi pure qu'une catin de Babylone. C'est donc arrivé, et c'est même arrivé à la vitesse habituelle à laquelle se propagent les ondes qui font doucement onduler la Toile ou bien la creusent de gouffres profonds : très vite.
C'est donc déjà fini.
Cela n'a même jamais existé et cette note évoque un sujet d'aussi palpable réalité que l'était la mystérieuse surrection d'un Dieu qui est un sur-étant-non-être, autant dire, selon Maître Eckhart : rien. Sur la Toile, les nouvelles les plus fraîches sont déjà anciennes, bien plus anciennes que les plus récentes informations des quotidiens, d'une existence encore plus courte que celle de la brève la plus éphémère d'un fil AFP.
Il est en effet difficile de lire à la vitesse de la lumière qui se déplace à quelque 300 000 kilomètres par seconde. C'est en pointant un puissant télescope vers le ciel profond, vers quelque très lointaine nébuleuse de la Vanité, tenant en outre compte de ce fâcheux décalage vers le rouge qui signale ce simple fait, absolument incontestable : l'espace est grand, presque aussi grand que le Réseau qui est peut-être infini, que je rends publiques mes toutes simples conclusions, mes très longues méditations sur ma propre pratique de Zonard.
Lorsque vous lirez ces lignes, leur point d'émission sera déjà affecté par l'effet Doppler. Me lire, c'est donc lire des mots vieux de quelques minutes ou de plusieurs heures, une éternité sur la Toile, des mots qui n'existeront plus.
D'abord, notre sujet.

Lire la suite

27/03/2008

Maljournalisme 6 : fin, par Jean-Pierre Tailleur



Voici le dernier extrait du long texte de Jean-Pierre Tailleur consacré au maljournalisme. J’ai écrit ce que je pensai de son livre qui, dans sa froideur même, glace par ce qu’il laisse entrevoir, toute la théorie malingre, fantomatique des népotismes et des combines en tous genres, les ricanements et les petites tapes entendues qui s’enroulent comme des cloportes dès qu’un peu de lumière éclaire leurs orgies de soupente pourrie. D’un commun accord, nous avons fondu en un seul les deux textes qu’il me restait à faire paraître sur le Stalker, afin de ne pas mécontenter les commanditaires de ce travail, que Tailleur remercie, c’est après tout la moindre des choses.
Je viens de relire l’étrange Conte du Graal de Chrétien de Troyes, que j’avais découvert après la lecture du Château d’Argol de Julien Gracq et j’ai longuement médité sur l’un des passages les plus énigmatiques de ce fameux texte de plus de 9 000 vers, celui où l’ermite explique à Perceval les raisons de son silence alors que le chevalier impavide eût pu sans peine demander à qui le saint Graal était apporté et quelle était la signification de la lance qui saigne. Il ne l’a pas fait d’où, comme le lui explique l’ermite, son oubli de Dieu durant cinq années. Ce passage m’a cependant moins ému que cette brève notation, dans laquelle j’ai trouvé comme une annonce de la thématique d’une des nouvelles les plus fascinantes d’Henry James, La Bête dans la jungle : «Ce iés tu, li malaüreus, / Qant vëis qu’il fu tans et leus / De parler, et si te taüs !» ce qui, dans la traduction parfaite de Charles Méla, donne «C’est le tien, ce malheur / à toi qui a vu qu’il était temps et lieu / de parler et qui t’es tu !». Ce malheur, c’est le nôtre sans doute, à nous qui ne savons plus d’une parole, en nommant le réel, le façonner, le transformer, tout simplement le faire naître.

Lire la suite