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28/03/2008

La fadeur des blogs littéraires

Ceci est bien évidemment un nombril (pas le mien toutefois).


Il fallait bien que cela arrive puisque nous sommes dans le Réseau où la liberté est une idole aussi pure qu'une catin de Babylone. C'est donc arrivé, et c'est même arrivé à la vitesse habituelle à laquelle se propagent les ondes qui font doucement onduler la Toile ou bien la creusent de gouffres profonds : très vite.
C'est donc déjà fini.
Cela n'a même jamais existé et cette note évoque un sujet d'aussi palpable réalité que l'était la mystérieuse surrection d'un Dieu qui est un sur-étant-non-être, autant dire, selon Maître Eckhart : rien. Sur la Toile, les nouvelles les plus fraîches sont déjà anciennes, bien plus anciennes que les plus récentes informations des quotidiens, d'une existence encore plus courte que celle de la brève la plus éphémère d'un fil AFP.
Il est en effet difficile de lire à la vitesse de la lumière qui se déplace à quelque 300 000 kilomètres par seconde. C'est en pointant un puissant télescope vers le ciel profond, vers quelque très lointaine nébuleuse de la Vanité, tenant en outre compte de ce fâcheux décalage vers le rouge qui signale ce simple fait, absolument incontestable : l'espace est grand, presque aussi grand que le Réseau qui est peut-être infini, que je rends publiques mes toutes simples conclusions, mes très longues méditations sur ma propre pratique de Zonard.
Lorsque vous lirez ces lignes, leur point d'émission sera déjà affecté par l'effet Doppler. Me lire, c'est donc lire des mots vieux de quelques minutes ou de plusieurs heures, une éternité sur la Toile, des mots qui n'existeront plus.
D'abord, notre sujet.

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20/03/2008

Gershom Scholem et la lecture secrète de la Cabale

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Crédits photographiques : Yanping Wang.

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18/03/2008

La Chute de la Maison Usher d'Edgar Allan Poe ou le vacillement divin

Crédits photographiques : John Rottet (The News & Observer).

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16/03/2008

Apologia pro Vita Kurtzii, 7 : Serviles servants de Tarik Noui

Crédits photographiques : Amy Sacka (National Geographic Photo Contest).

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11/03/2008

La Maison un dimanche de Pierre Boutang

Jack Delano, Near the waterfront, New Bedford, Massassuchets, 1941
Photographie de Jack Delano, Near the waterfront, New Bedford, Massassuchets, 1941.


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08/03/2008

Quatre années dans la Zone

Crédits photographiques : Julian Stratenschulte (AFP/Getty Images).

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03/03/2008

Les éditeurs et leur service de presse



Il me faut, parfois, comme durant cette soirée à laquelle m'a convié Philippe Pinault, le patron de Blog Spirit, afin de présenter la nouvelle version de sa plate-forme, préciser que je ne gagne, avec ce blog, pas un centime d'euro.
Bien sûr, cher monsieur, mais, entre nous, vous n'avez pas la dégaine philanthropique, et il y a tout de même le service de presse (SP, pour les habitués), non, qui vous envoie des livres gratuitement ?
Oui, il y a le service de presse qui m'a permis d'amasser un assez beau trésor de guerre : je précise, à toutes fins utiles, que je ne le dilapide point (comme le font nombre de journalistes indélicats), par exemple en revendant partie ou tout dudit magot, entassé sans le moindre effort de leur part, à Gibert. Je conserve au contraire très précieusement chacun des ouvrages que j'ai reçu par le service de presse, qu'importe que je l'évoque avec quelque retard, semaines ou mois, puisqu'on ne lit jamais, n'est-ce pas, le livre qu'on devrait lire au moment où une personne attentionnée ou seulement professionnelle accepte de vous l'envoyer.
J'ose espérer que nul n'osera se scandaliser que tant d'heures de lectures, de prises de notes, de relectures, d'écriture, de relecture de mes notes, de corrections, de mise en page, de réseautage ou plutôt d'agit-prop, reçoivent quelque maigre salaire tout de même !

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29/02/2008

Ernst Jünger par Luc-Olivier d'Algange

Crédits photographiques : Muhammed Muheisen (Associated Press).

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16/02/2008

Tout contre George Steiner et les éditions Allia

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11/02/2008

Cloverfield, l'Apocalypse exliquée aux bourrins

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Crédits photographiques : Thierry Montford/Biosphoto.

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09/02/2008

La bouche pleine de mots de Pierre-Emmanuel Dauzat

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Crédits photographiques : Simon Dawson (AP Photo).

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06/02/2008

Georges Bernanos, l'oublié de Plon

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30/01/2008

Synesthésies, 2

Crédits photographiques : Courtesy of Nikon Small World.

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26/01/2008

Apologia pro Vita Kurtzii, 5 : No Country for Old Men de Cormac McCarthy

Crédits photographiques : Mark Dadswell (Getty Images).

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23/01/2008

Journal d'une lecture, 5 : Le Tunnel de William H. Gass

Crédits photographiques : Matt Black

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20/01/2008

Spectres et trous noirs. Sur La Littérature à contre-nuit, par Jean-Luc Evard

Crédits photographiques : Shakil Adil (AP Photo).

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18/01/2008

Babel 17 de Samuel Delany

Crédits photographiques : Jim Urquhart (Reuters).

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16/01/2008

La vérité sur le cas de M. Gracq

Photographie (détail) de Juan Asensio.

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14/01/2008

Je dis nous de Guy Dupré

Crédits photographiques : Frazer Harrison (Getty Images).

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23/12/2007

Julien Gracq, le prestidigitateur exquis, est mort

Crédits photographiques : Jim Urquhart (Reuters).

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22/12/2007

La Route des Cendres. Sur The Road de Cormac McCarthy, par Jean-Baptiste Morizot

Crédits photographiques : Brian Peterson (The Star Tribune via Associated Press).

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21/12/2007

Mission de la critique

Crédits photographiques : David L. Ryan (Globe Staff).

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19/12/2007

William Faulkner, une vie en romans d'André Bleikasten

Crédits photographiques : Joshua Lott (Reuters).

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15/12/2007

Le Sur Racine de Roland Barthes, par René Pommier

Crédits photographiques : Luis Robayo (AFP/Getty Images).

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11/12/2007

Un Monsieur Ouine russe ? Un Démon de petite envergure de Fedor Sologoub

Crédits photographiques : Sean Gallup (Getty Images).

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28/11/2007

L'anodine comédie de Philippe Sollers : à propos d'Un vrai roman

Crédits photographiques : Delcia Lopez (AP Photo / The San Antonio Express-News).

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23/11/2007

La Légende du Grand Inquisiteur de Dostoïevski

Crédits photographiques : Nicky Loh (Reuters).

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17/11/2007

Le Prix Goncourt ou les confidences du rien

Caricature par Paul Hadol parue dans L'Album du Gaulois


«M. de Goncourt qui n'a pas de génie, mais qui est plein de cavernes sonores et ténébreuses, est illuminé à nos yeux par le mot RlEN qui se rencontre sous sa plume, toutes les fois qu'il lui faut exprimer une nuance quelconque rebelle à son analyse : un rien de beauté, un rien de mise, un rien d'émotion, un rien de collaboration (vieux farceur!), des riens délicieux, des riens spirituels, des riens pleins de grâce, etc., enfin le rien du rien qui est son livre même et le tréfonds de son esprit.»
Léon Bloy, Les confidences du rien ou la Collaboration infinie, Le Chat Noir (17 mai 1884).


Internet, 17 nov (AFP) - «Devant la terrible médiocrité de l'annonce des premiers prix littéraires, j'appelle ici, solennellement, ce lundi noir, 5 novembre 2007, au soulèvement de la blogosphère», s'est indigné l'éditeur Léo Scheer sur son blog, avant de proposer une liste B (voir ci-dessous) «double parallèle du désolant espace réel».

Goncourt B :
Un roman russe, Emmanuel Carrère.
Renaudot B :
Un roi sans lendemain, Christophe Donner.
Fémina B :
Cendrillon, Éric Reinhardt.
Médicis B :
Paris. Musée du XXIe siècle, Thomas Clerc.
Académie B :
In Mémoriam, Linda Lê.
Interallié B :
Hoffmann à Tôkyô, Didier Da Silva.
Décembre B :
Amende Honorable, Julien Capron.
Flore B :
Corbière le Crevant, Emmanuel Tugny.
Wepler B :
On n'est pas là pour disparaître, Olivia Rosenthal.

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12/11/2007

Le Crabe-tambour : trouver l’homme au bout de l’océan, par François-Xavier Ajavon

L'escorteur d'Escadre Jauréguiberry


«Il y a trois sortes d’hommes : les vivants, les morts et ceux qui sont en mer».
Platon, Critias.



Le long-métrage Le Crabe-tambour, de Pierre Schoendoerffer, est adapté de son roman éponyme paru en 1976 et couronné par le Grand Prix du roman de l'Académie française. Cette histoire de marins, complexe et philosophique, sur fond de quête insensée de l’homme et de nostalgie coloniale, fut un grand succès commercial. Il n’était pourtant pas aisé pour Schoendoerffer d’imposer son univers à une France des années 70, encore mollement contestataire et recroquevillée sur un tropisme pseudo-subversif né de mai 68. Quel est l’univers de Schoendoerffer ? Un monde perdu et idéalisé, contre-culturel, où des valeurs morales telles que la droiture et l’honneur l’emportent sur toute autre considération; un univers très ancienne France, un peu en ruine, où des institutions telles que l’église catholique et l’armée ont encore un prestige réel et une authentique autorité au sein de la société.

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11/11/2007

Bernard-Henri Lévy tenterait-il le diable ?

L'original (parution : août 2007).


La Littérature à contre-nuit (Sulliver)


La copie ? (parution : octobre 2007).


Ce grand cadavre à la renverse (Grasset)


Je suis très heureux de constater que Bernard-Henri Lévy, dont je lus, il y a bien des années, le premier roman (bizarre cela, je ne parviens plus à me rappeler quelle fut la drôle d'accusation qui entacha ses rares mérites littéraires...), Le Diable en tête puis ses essais les plus connus, s'est installé, sans même avoir reçu mon invitation, à ma table... de dissection.
Je crains donc qu'il me faille ajouter, à ma liste de travaux pratiques pour le moins longue (Yannick Haenel, Philippe Sollers, etc.), le dernier ouvrage de Bernard-Henri Lévy : espérons que le corps sans vie de cet ouvrage sente moins la charogne en phase accélérée de liquéfaction que l'informe pourriture que François Meyronnis, très piètre taxidermiste, a voulu nous faire prendre, récemment, pour un livre vivant.

Mes remerciements à YB, qui m'a le premier indiqué de quel endroit provenait la mauvaise odeur.

Adendum du 12 novembre avec une réponse, pour le moins rapide, de Grasset (en la personne de M. Christophe Bataille; je me suis permis dans son texte de rétablir quelques majuscules, par exemple au nom de l'éditeur, et d'amender la ponctuation). Amusons-nous du fait que Christophe Bataille reconnaisse finalement des influences... partagées alors qu'il insinue, d'entrée de jeu, que j'insinue !

«Monsieur, nous avons reçu votre mail, et le lien qui l'accompagne; contrairement à ce que vous insinuez, la couverture du livre de Bernard-Henri Lévy n'est pas inspirée de votre propre ouvrage, paru fin août (selon ce qu'indique electre.com); notre couverture est dans la lignée de plusieurs couvertures élaborées par Grasset - dont Qui a tué Daniel Pearl ?, du même auteur; or, cet ouvrage publié par les éditions Grasset est bien antérieur au vôtre... vous voyez que les influences sont très partagées.
En vous remerciant de l'attention que vous portez à nos livres.»